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Chronique végétale : la salicaire

Chronique végétale : la salicaire

La salicaire (Lythrum salicaria)

 

Histoire et anecdotes

Son nom générique désigne en grec (luthrôn) des taches de sang et paraît évoquer la couleur des fleurs de salicaire. Quant au qualificatif salicaria, il caractérise les feuilles de la plante, semblables à celles du saule. Dans son nom en allemand, blut-weiderich, on retrouve le saule, weide.

Les documents historiques montrent que cette plante a été utilisée par la médecine traditionnelle de l'Antiquité au XXe siècle, avec une efficacité exceptionnelle contre les affections du tractus gastro-intestinal. On n’en connaît en revanche pas d’usage au moyen-Âge.

Jadis, les fleurs ont été utilisées comme colorant rouge dans la confection de confiseries. Séchées, elles ont été consommées comme substitut au thé. Ainsi, dans le Poitou, on la connaît surtout sous le nom de Thé des marais.

En Allemagne, on aime raconter qu’elle est le refuge des Kobolds, les lutins gardiens des mines d’or. Les kobolds sont des esprits laids souvent apparentés à des gobelins qui proviennent du folklore allemand. Les versions les plus communes, connues sous le nom de Heinzelmännchen, sont décrites en tant qu’elfes de maisons, utiles ou pratiques. Ils effectuent parfois des corvées domestiques, mais peuvent également jouer des tours aux habitants.

Dans la tradition populaire, si on parsème les alentours d’une maison avec cette plante, cela tient à distance les démons. Également plante de la réconciliation, il suffirait d’en offrir un brin pour retrouver une amitié perdue.

Importée sur le sol nord américain pour ses qualités ornementales et apicoles au milieu du XIXᵉ siècle, la salicaire bouleverse aujourd’hui l’équilibre des zones humides qu’elle conquiert.

Description botanique

C’est une belle plante herbacée vivace commune dans les lieux humides (fossés, bord de cours d’eau), de 150 cm de haut, avec une tige rouge quadrangulaire verticale, des feuilles lancéolées et des fleurs rose violacé en épis allongés. Elle fleurit tout l’été, à partir de juin. Elle se propage au moyen d’un rhizome traçant, ce qui lui vaut de vivre en colonies Ce sont les oiseaux aquatiques et le courant d’eau qui dispersent les semences le long des berges. Les graines collantes adhèrent aux pattes et aux plumes des volatiles.

Usage médicinal

On utilise les sommités fleuries. Riche en tanin, avec des propriétés astringentes, analgésiques et antiseptiques , elle possède des propriétés anti-diarrhéiques, même pour la diarrhée du nourrisson.

Précautions

Interaction possible avec la norfloxacine, un antibiotique.

Qu’importe la plante sauvage que l’on ramasse, il faut préalablement savoir l’identifier sans aucun doute possible. Au préalable, faites vous montrer la plante par un connaisseur et apprenez à la reconnaître.

Les informations médicales données ici ne le sont qu’à titre indicatif et ne remplacent en aucun cas un avis médical d’un professionnel, seul en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé, de poser un diagnostic et de définir une posologie . De façon générale, les effets d’une plante ne sont pas anodins. Une plante sauvage peut présenter des contre-indications selon les personnes ou avoir des interactions avec des traitements médicamenteux en cours. Par conséquent, un minimum de connaissances et un avis médical préalable sont essentiels avant tout usage d’une plante sauvage.

Un avis médical préalable est également indispensable pour les femmes enceintes, allaitantes et les enfants.

Consommer des plantes sauvages crues expose à un risque de parasitose, par exemple l’échinococcose alvéolaire. La cuisson complète uniquement élimine le danger parasitaire.

Le cueilleur responsable ne collecte que ce dont il a besoin pour sa consommation, en respectant la nature et le droit de propriété.

Enfin, l’environnement de cueillette est important. On évitera les endroits pollués.

Sources :

http://www.wikiphyto.org/wiki/Salicaire

http://www.sauvagesdupoitou.com/84/423

https://booksofdante.wordpress.com/tag/salicaire-proprietes/

Chronique réalisée par Gilles, ethnobotaniste et mycologue 

 

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| mercredi 11 septembre 2019 à 12:00

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