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Chronique végétale : Le rosier des haies

Chronique végétale : Le rosier des haies

Le rosier des haies ou églantier (Rosa canina)

 

En cette semaine de saint Valentin, la chronique végétale va mettre à l’honneur le rosier mais pas n’importe lequel, le rosier sauvage.

Histoire et anecdotes

Le rosier des haies, appelé aussi rosier des chiens ou églantier, est un des ancêtres sauvages des rosiers cultivés. Les Grecs et Romains se couvraient la tête de pétales pour éviter les maux de tête. Cléopâtre se reposait sur des oreillers de pétales de rose ou d’églantier.

Le nom de « rosier des chiens » vient de la propriété attribuée autrefois à la racine de cette plante, censée guérir les morsures de chiens enragés.

Description botanique

C’est un arbrisseau touffu de la famille des rosacées, de 1 à 3 m de haut, avec des rameaux couverts d’aiguillons, qu’on trouve dans les haies et broussailles. Il pousse dans tous les sols mais il lui faut une exposition ensoleillée. Ses fleurs, les églantines, visibles de mai à juillet, sont roses et forment un pseudo-fruit rouge et pulpeux, le cynorrhodon (appelés familièrement gratte-cul), qui renferme les véritables fruits, des akènes poilus. Ces derniers sont utilisés comme “poil à gratter”.

Usage culinaire

Les cynorrhodons sont consommables après action du gel qui les ramollit. Les fruits (akènes) et les poils contenus à l’intérieur du cynorhodon ont un effet très irritant au niveau de la peau et de la muqueuse. Leur contact provoque des démangeaisons insupportables (utilisation comme poil à gratter) et leur ingestion provoque un prurit anal très important. On ne consommera donc que l’enveloppe et la pulpe.

On peut en faire des confitures. On veillera à bien filtrer la pulpe avec un chinois plusieurs fois. C’est un travail fastidieux mais qui en vaut le coup. La cuisson détruit la vitamine C mais le cynorrhodon a bien d’autres bienfaits à donner.

On peut prendre des fruits fermes, les couper en 2 dans le sens de la longueur, voire en 4, et en sortir les graines avec la pointe d’un couteau (ou l’ongle). Puis, on les couvre d’eau dans une casserole et on les met à bouillir 15 minutes. On peut rajouter de l’eau en cours de cuisson pour conserver le niveau. On les passe avec l’eau de cuisson au moulin à légumes, dans un chinois ou à travers un tamis fin pour enlever les derniers poils. On verse la purée de cynorrhodons dans une casserole avec le sucre et le jus d’un citron et recuire à feu doux pendant 15 minutes en remuant très régulièrement.

On peut mettre les cynorrhodons à sécher dans un endroit sec, et de les passer ensuite au moulin à légume. On obtient une sorte de farine que l’on peut utiliser en mélange dans diverses préparations.

Les baies de diverses variétés de rosier sauvage étaient consommées par de nombreuses peuplades amérindiennes sur tout le territoire où il pousse. Elles étaient considérées comme un excellent aliment de survie dans la mesure où elles restent accrochées au plant tout l’hiver.

Usage médicinal

Le cynorrhodon possède une action sur le système immunitaire grâce à la vitamine C, anti-inflammatoire, diurétique, fortifiant. Le cynorrhodon est un tonique du fait de sa grande richesse en vitamine C. Les fleurs, en cosmétique, resserrent également les pores de la peau.

Précautions

Il existe de nombreuses espèces de Rosa, souvent difficile à déterminer, s’hybridant facilement, mais tous les cynorrhodons sauvages sont comestibles.

Qu’importe la plante sauvage que l’on ramasse, il faut préalablement savoir l’identifier sans aucun doute possible. Au préalable, faites-vous montrer la plante par un connaisseur et apprenez à la reconnaître.

Les informations médicales données ici ne le sont qu’à titre indicatif et ne remplacent en aucun cas un avis médical d’un professionnel, seul en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé, de poser un diagnostic et de définir une posologie . De façon générale, les effets d’une plante ne sont pas anodins. Une plante sauvage peut présenter des contre-indications selon les personnes ou avoir des interactions avec des traitements médicamenteux en cours. Par conséquent, un minimum de connaissances et un avis médical préalable sont essentiels avant tout usage d’une plante sauvage.

Un avis médical préalable est également indispensable pour les femmes enceintes, allaitantes et les enfants.

Consommer des plantes sauvages crues expose à un risque de parasitose, par exemple l’échinococcose alvéolaire. La cuisson complète uniquement élimine le danger parasitaire.

Le cueilleur responsable ne collecte que ce dont il a besoin pour sa consommation, en respectant la nature et le droit de propriété.

Enfin, l’environnement de cueillette est important. On évitera les endroits pollués.

 

Sources :

http://www.wikiphyto.org/wiki/%C3%89glantier

 

 

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