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La chronique végétale: Le lamier blanc

La chronique végétale: Le lamier blanc

 Le lamier blanc (Lamium album)

 

Le règne végétal représente des milliers d’espèces en France. Sous nos pieds se déploient des plantes appelées à tort « mauvaises herbes » dont chacune à une histoire et un savoir à nous transmettre.

 

Histoire et anecdotes 

C’est une représentante de la famille des lamiacées, comme les menthes, les sauges par exemple. Lamia en latin évoque les Lamies, sorte de vampires féminins dont on menaçait les enfants peu sages. La corolle de ces fleurs évoque une gueule béante prêt à avaler tout ce qui passe à sa portée.

Jadis elle fut appelée ”archangélique” car “rendant le cœur joyeux” . Dès le XVIème siècle, elle est mentionnée pour les pertes blanches par Dodoens, médecin botaniste belge.

Le lamier blanc, ou ortie blanche, ressemble à s’y méprendre à l’ortie, fleurs exceptées. On l’appelle aussi ortie morte car elle ne pique pas. Dans la symbolique des plantes, le lamier blanc représente l'espièglerie de celui qui se cache sous le nom d'une autre.

Entre les rangs de pommes de terre au potager, elle a la réputation de repousser les doryphores.

  

Description botanique 

C’est une plante vivace qui s'installe généralement sur les terres fraîches et riches en azote, les jardins, les lieux cultivés, les décombres, aux emplacements mi-ombragés. Elle est commune en France, à tiges quadrangulaires, velues, à feuilles opposées, comparables à l’ortie brûlante que l’on trouve dans son voisinage, mais non piquante. Les tiges inclinées à ras de terre puis dressées, font 30 à 50 cm de hauteur en moyenne, et peuvent atteindre 100 cm dans des conditions optimales. Elle se multiplie rapidement grâce à des tiges souterraines (rhizomes) Par leur allure générale, les feuilles ressemblent à celles des orties. Le lamier blanc profiterait peut-être, par mimétisme batésien, de cette apparence en étant moins consommé par des herbivores, ayant appris à éviter les vraies orties.

Ses fleurs apparaissent de mai à août et sont blanches jaunâtres, mouchetées de vert. À l'odeur de miel, elles sont riches en nectar et régalent les bourdons d'avril à septembre. La lèvre inférieure de la fleur sert de piste d’atterrissage aux insectes. 

 

Usage culinaire 

Ses feuilles peuvent être consommées crues en salade, ou cuites (comme des épinards), en potage. Les feuilles ne sont pas très aromatiques. On peut décorer des plats avec les fleurs, également comestibles. Les graines sont aussi comestibles et ont un goût de noisette.

 

Usage médicinal 

On utilise les sommités fleuries pour les inflammations des voies respiratoires (grâce aux mucilages), comme expectorant, les  ballonnements et troubles gastro-intestinaux, les diarrhées, la goutte, en infusion ou décoction. Elle est également expectorante.

En médecine populaire, grâce à ses propriétés astringentes liées aux tanins, elle était recommandée (en décoction ou en infusion) pour remédier à des problèmes intimes et féminins, tels que les règles trop abondantes, douloureuses ou irrégulières, les pertes blanches.

 

Usage cosmétique 

On peut faire des shampoings avec les feuilles en décoction puis infusion (25g pour 1l d’eau).

 

Précautions 

Qu’importe la plante sauvage que l’on ramasse, il faut préalablement savoir l’identifier sans aucun doute possible. Au préalable, faites vous montrer la plante par un connaisseur et apprenez à la reconnaître.

Les informations médicales données ici ne le sont qu’à titre indicatif et ne remplacent en aucun cas un avis médical. De façon générale, une plante sauvage peut présenter des contre-indications selon les personnes ou avoir des interactions avec des traitements médicamenteux en cours. Par conséquent, un minimum de connaissances et un avis médical préalable sont essentiels avant tout usage d’une plante sauvage.

Un avis médical préalable est également indispensable pour les femmes enceintes, allaitantes et les enfants.

La préparation d’un produit cosmétique demande des conditions de préparation et de conservation rigoureuses. Le produit devra préalablement être testé sur une surface de peau réduite pour détecter toute allergie ou réaction de la peau.

Consommer des plantes sauvages crues expose à un risque de parasitose, par exemple l’échinococcose alvéolaire. La cuisson complète uniquement élimine le danger parasitaire.

Enfin, l’environnement de cueillette est important. On évitera les endroits pollués.

 

Sources

 

http://www.wikiphyto.org/wiki/Lamier_blanc

http://www.sauvagesdupoitou.com/81/358

http://plantaromes.canalblog.com/archives/2006/02/23/1418418.html

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| mercredi 15 mai 2019 à 11:55

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