Le Grand Réveil


L'invité du Grand Réveil : Wilfrid Antoine

L'invité du Grand Réveil : Wilfrid Antoine

Crédit Photo : Shutterstock

Wilfrid Antoine, Représentant départemental syndicat UNSA Police Moselle

En France, les policiers font face à de plus en plus d’accusations de violences policières. Dernières accusations en date lors de la manifestation féministe dimanche à l’occasion de la journée des droits des femmes.

Faites-vous réellement face à de plus en plus d’accusations de ce type ? A-t-on des chiffres en Moselle ?

Ça n’est pas le cas en Moselle, il n’y a pas plus de cas d’accusations de violences policières que les années précédentes, selon les chiffres de l’inspection générale qui fait état de 1 ou 2 accusations par an sur ces 4 dernières années. Attention car qui dit accusation ne veut pas dire qu’il y aura une condamnation. Au niveau national il peut y en avoir plus, mais c’est sûrement lié au contexte que vit le pays à l’heure actuelle. On parle assez facilement des violences policières surtout avec les vidéos nauséabondes qui n’ont pour effet que de décrédibiliser les policiers et notre action. En Moselle ce n’est pas loin de 300 policiers par an qui sont blessés au cours de leurs interventions. 300 blessures recensées, mais quelques fois, sur des personnes ivres, les policiers ne portent pas toujours plaintes, et pourtant ils sont quand même victimes de violences, donc on n’est pas loin d’un blessé par jour en Moselle. Sur le territoire national, en 2018 il y a eu 13 800 policiers blessés au cours de leurs interventions.

Comment en interne vous gérez ce type de situation ? Les équipes sont-elles briefer sur les choses à faire/à ne pas faire ?

Un policier est entraîné au cours de sa scolarité mais aussi de sa carrière, il y a un entraînement, mais il agit dans le cadre de la loi, il y a une déontologie, tout un encadrement mis en place. Donc essayer de faire croire que les policiers sont violents c’est complètement faux. Ils agissent aussi en fonction du contexte actuel et face à une société de plus en plus violente.

Des propositions ont-elles déjà été apportées par le ministère de l’Intérieur pour améliorer la déontologie et le contrôle ?

La justice donnera une réponse déjà. Faire tourner en boucle des images de policiers violents à la télévision n’est pas la solution. On est toujours sur des séquences vidéos très courtes et on ne voit ni l’avant ni l’après. Lors de la marche féministe ce week-end on voyait des femmes qui étaient tirées dans les escaliers, je pense qu’il y en a beaucoup qui essayent de manipuler tout ça, je n’ai pas vu une grande violence là-dessus, j’ai vu des policiers qui essayaient d’enlever les femmes des escaliers, mais ils étaient face à des personnes d’une grande mauvaise volonté et qui essayaient de faire tourner ça au fiasco. Il ne faut pas se tromper, le rôle des policiers est de protéger la population et non pas la violenter.

 

 

 

 

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| mardi 10 mars 2020 à 09:03

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