Un seul directeur pour une offre de soins plus visible, c’est le défi des hôpitaux de Moselle-Est
Au mois de janvier, du changement va avoir lieu concernant la direction des hôpitaux de Moselle-Est. François Gasparina, actuel directeur des hôpitaux de Sarreguemines, va également prendre la direction des hôpitaux Chic Unisanté+ de Forbach et Saint-Avold. Quelles conséquences pour l'offre de soins dans la région ? On en parlait ce matin dans le Grand Réveil.
Son N°1 - Un seul directeur pour une offre de soins plus visible, c’est le défi des hôpitaux de Moselle-Est
François Gasparina - Directeur des hôpitaux de Sarreguemines
François Gasparina, vous êtes à la tête des hôpitaux de Sarreguemines depuis le 1er décembre 2022 et donc très prochainement vous allez aussi prendre la tête du Chic Unisanté+ de Forbach et Saint-Avold suite au départ à la retraite de Philippe Villeneuve, l'actuel directeur. Pourquoi ce choix de nommer un même directeur pour tous les hôpitaux de Moselle-Est ?
Alors, peut-être que c'est effectivement un élément qui peut paraître technique, mais globalement, nous coopérions déjà depuis quelques années au sein d'un groupement hospitalier de territoire de Moselle-Est qui donnait les perspectives et les orientations. Désormais, la proposition qui a été faite par l'ensemble des conseils de surveillance est de mettre en oeuvre l'ensemble des projets qui étaient inscrits dans le groupement hospitalier de territoire grâce à la direction commune, qui permet de faire une coopération certainement plus ouverte, plus transparente et plus claire, au bénéfice à la fois des projets portés par nos équipes et on l'espère également d'un renforcement des services sur notre territoire.
Donc, concrètement, est-ce que ça va changer des choses pour les malades ou les personnels qui y travaillent ? Est-ce qu'il va y avoir peut-être des fusions, des services uniques ?
L'objectif n'est pas de réduire. Mutualiser, ce n'est pas cet objectif-là. Ce changement a pour objectif principalement de revoir nos parcours pour les rendre plus visibles. Vous savez qu'on a déjà une offre qui est complémentaire entre nos hôpitaux. Certains services étant présents sur Marie-Madeleine, je pense notamment à l'activité de neurologie ou bien la cardiologie en soins intensifs qui est présente sur Marie-Madeleine, que nous n'avons pas sur Sarreguemines. Inversement, l'hôpital Robert Pax bénéficie de services de médecine nucléaire ou bien encore d'activités plus fortes en chirurgie urologique ou en hépato-gastro. Et c'est ces activités-là qu'on souhaite conforter et rendre plus visibles pour la population demain.
Vous avez géré plusieurs années le groupe hospitalier de l'Est de la Meurthe-et-Moselle qui regroupe plusieurs établissements. Est-ce que cette nouvelle responsabilité finalement a des similitudes ? Est-ce que vous allez pouvoir vous servir de cette expérience ?
Il y a quelques similitudes qui peuvent exister. Je pense notamment à la crainte qui peut exister à certains moments de voir dévitaliser certains plateaux. Je crois que ce qu'on a pu voir dans l'expérience en tout cas que j'ai pu vivre au niveau des établissements de l'Est de la Meurthe-et-Moselle était la force de ce qui peut être proposé de manière commune, un travail en filière beaucoup plus fort dès lors que les communautés médicales, les communautés soignantes sont prêtes en fait à réadresser, sont prêtes à s'écouter, sont prêtes à construire ensemble. Alors, c'est un des premiers pas qu'on a menés, je le redis, au niveau du groupement hospitalier de territoire depuis déjà une dizaine d'années. Là, c'est faciliter les choses peut-être également et l'ouvrir de manière un peu plus accélérée.
Pour 2026, est-ce que vous avez des projets, des objectifs ? On parle depuis plusieurs années notamment de modernisation, de déménagement pour l'hôpital de Forbach, est-ce que ça fait peut-être partie des choses qui vont être mises en route en 2026 ?
En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il y a des enjeux assez forts d'investissement pour nos hôpitaux. Vous citez notamment Marie-Madeleine qui, on le sait, a un besoin assez fort d'investissement pour moderniser à la fois le bloc opératoire, moderniser également les conditions d'accueil sur un certain nombre de ses services. Je crois que ce besoin d'investissement, on le retrouve un peu partout. Il est aussi vrai sur le CHS de Sarreguemines qui est le troisième établissement en partie de l'activité au niveau du Pax même s'il est un peu plus fort sur Marie-Madeleine. Je crois qu'avant tout pour nous, il va s'agir néanmoins d'être en capacité de conforter l'offre d'un point de vue médical, de sécuriser la présence médicale dans nos services et proposer de ce fait les conditions d'une structure qui est solide et pour lequel effectivement des demandes d'investissement pourront dès lors être formulées de manière plus sécure.


