Bitche : La scierie familiale Leichtnam continue son développement malgré les difficultés
Direction le pays de Bitche à la découverte d’une entreprise familiale : la scierie Leichtnam. Le sous-préfet de l’arrondissement de Sarreguemines, Wassim Kamel poursuit ses visites d’entreprises du territoire. Hier, c’est à Bitche qu’il a découvert, avec le maire de la commune, une entreprise qui emploie 15 personnes : la scierie Leichtnam.
Son N°1 - La scierie familiale Leichtnam continue son développement malgré les difficultés
En 25 ans le nombre de scierie a largement diminué dans le pays de Bitche. Parmi les 3 qui restent, il y a la scierie Leichtnam.
L’entreprise a été créée par mon grand-père en 1964. De base, c’était une entreprise de transport et après il a racheté le site où on est encore actuellement en 1979 où il a développé la scierie. Au début, on travaillait beaucoup pour le secteur de la mine, aujourd’hui, c’est plutôt la sidérurgie.
Sonia est co-gérante et représente la 3ème génération au sein de la société. Avec son père, Philippe, elle nous fait visiter…


Ici, un opérateur est aux manettes d’une grue pour découper des grumes : d’imposants troncs d’arbre encore recouverts d’écorce.
-Là il y a la découpe !
-Il va mesurer la grume et ensuite il va la couper, 2m, 2m50 ou 3m.

Une entreprise qui a su se diversifier
Dans l’entreprise située à Bitche 9 ouvriers travaillent le bois : de la grume aux plaquettes.
Quelle est la destination de ces plaquettes ? -Wassim Kamel
Soit ça part en chaufferie, soit ça part dans une usine qui fait des panneaux Osb avec. On livre plusieurs camions à la chaufferie de Bitche. -Sonia Leichtnam
1 à 2 camions par semaine alimentent la nouvelle chaufferie biomasse de Bitche, mais ce n’est pas le cœur d’activité de la scierie.
Soit on fait du bois de calage, c’est du bois qui partira dans les sidérurgies pour caler l’acier ou du bois de palette qui est aussi utilisé pour caler l’acier. Le deuxième secteur d’activité c’est le carrelet. C’est utilisé pour les bois de meuble : les pieds de lit, pieds de chaise, les choses comme ça.
Face à la baisse de la première activité, la famille Leichtnam a dû se diversifier avec le bois de chauffe mais aussi les traverses de chemin de fer pour les pays nordiques. Le tout, uniquement en hêtre.
On s’approvisionne maximum à 100 km autour de la scierie, soit on l’achète par contrat avec l’ONF ou alors l’équivalent en Allemagne le Forstamt.
14 000m3 de grumes sont sciés chaque année. Pour l’avenir, une problématique de taille se profile : avec le réchauffement climatique, le hêtre pourrait être bien moins présent dans nos forêts. Il est de plus en plus rare de voir passer de gros troncs à la scierie et les perspectives d’avenir ne seraient pas bonnes pour le hêtre. Les arbres connaissent des dépérissements inédits en raison de la sécheresse.

Des investissements pour l'avenir
Si le travail en scierie est très compliqué, avec des investissements très lourds à réaliser, l’entreprise peut être fière d’avoir augmenté son chiffre d’affaires de 63% depuis 2018. Wassim Kamel n’a pas manqué de les féliciter. Voilà ce qu’il retient :
Son N°2 - La scierie familiale Leichtnam continue son développement malgré les difficultés
Pour l’avenir, Sonia et son père Philippe ont plusieurs projets d’investissement : changer l’aspiration dans l’entreprise pour qu’il y ait moins de poussière ; changer des chariots élévateurs ; acheter une écorceuse ; mettre en place des hangars pour stocker le bois. Le tout ne se fera pas en même temps puisque le coût pour tout ça serait proche du million d’euros.




