Grostenquin : Les agriculteurs mobilisés pour une moisson 2026 en demi-teinte
Les agriculteurs ont débuté la moisson avec une dizaine de jours d'avance cette année, en raison de la sécheresse qui frappe la région. Nous sommes allés à la rencontre de Grégory Risse, 41 ans, et gérant du GAEC Reconnu de la Forge à Grostenquin, en pleine récolte de blé d’hiver lors d'une saison ni exceptionnelle ni catastrophique.
Son N°1 - Les agriculteurs mobilisés pour une moisson 2026 en demi-teinte
C’est parti !
Grégory démarre le moissonnage de sa parcelle de 18 hectares. En ce moment il passe ses journées dans la moissonneuse-batteuse.
En ce moment, j'habite dedans presque. On démarre vers 11h le matin, jusqu'à 11h ou minuit le soir.
Devant, la machine coupe, ça rentre dedans, et après ça passe dans le batteur, ça sépare les grains des tiges de paille, et le grain tombe dans la trémie.
C’est l’une des périodes les plus satisfaisantes de l’année.
Là, on voit le blé qui se remplit dans la trémie, et quand c'est plein, on décharge dans la benne du tracteur. En fin de compte, une récolte, c'est la paie de l'année, en gros. C'est l'aboutissement d'une année de travail.


Bilan nuancé
Cet aboutissement est soumis chaque année aux conditions météorologiques. Cette année, le taux d’humidité des récoltes est favorable au moissonnage mais la chaleur et le manque d’eau ne jouent pas non plus en faveur des agriculteurs notamment avec le coup de chaud du mois de mai.
Les épis ne sont pas remplis entièrement, il manque un peu de grains dedans. On va perdre un peu en rendement, mais on a des très bonnes qualités meunières, comme souvent les années sèches, d'ailleurs. On avait peur qu'il y ait beaucoup de petits grains, mais il n'y en a pas tant que ça en fait. Ce sont quand même de beaux grains.
La situation est loin d’être alarmante, contrairement à 2024.
Il y a deux ans, on avait eu un été pourri. Tous les jours, il pleuvait et il fallait attendre que ça sèche. La qualité est vraiment dégradée quand il pleut comme ça tout le temps. C'est mieux une année comme celle-ci. On travaille, je ne veux pas dire sans stress, mais on travaille tranquillement.



Vigilance face aux départs de feu
Avec la sécheresse actuelle les agriculteurs doivent être vigilants face aux départs de feu.
On est toujours un peu sur le qui-vive. Le matin, on est un peu plus méticuleux sur l'entretien de la moissonneuse, on souffle bien et on graisse. On essaie toujours de faire attention quand on moissonne, parce qu'avec le vent, ça partirait vite.
Une fois la trémie de 7 tonnes de la moissonneuse remplie, le blé est chargé dans des remorques avant de repartir à la ferme.
Maintenant, je sors la goulotte pour transférer le blé dans la benne.
Une fois la moisson terminée, Grégory fera la paille pour les animaux avec les tiges rejetées par la moissonneuse-batteuse. En août il préparera déjà ses champs pour semer le colza.


