Sarre-Union : Pilotage de précision à petite échelle au championnat d’aéromodélisme
Ce week-end des pilotes d’aéromodélisme se sont affrontés à l’aérodrome de Sarre-Union lors du championnat de France de voltige grands modèles. En repoussant les limites de la physique à l’aide de leurs miniatures, les pilotes se sont affrontés pour le titre de champion de France mais aussi pour une manche de l’Eurocup. On s’est rendu en bord de piste.
Son N°1 - Pilotage de précision à petite échelle au championnat d’aéromodélisme
Les figures d’aéromodélisme s’enchaînent dans le ciel. Jonathan Bossion, venu tout droit d'Aix-en-Provence, prépare son avion de près de 3 mètres de long, avant de le laisser prendre le vent. Il dirige son engin miniature comme un véritable pilote, depuis le bord de la piste avec une manette.
On a deux manches. On a un manche où on peut piloter le roulis, donc, tout ce qui est droite, gauche, montée, descente. On a un manche qui est la manette des gaz. Et au lieu d'avoir des pédales comme dans un vrai avion, on a un autre manche qui représente ces pédales au pied. Ça nous permet de contrôler les trois axes de l'avion.
En équipe
À l’instar d’un pilote de rallye il compte sur les indications de son bonôme.
Tu pousses et tu me serres un peu ta boucle, pour une deux facettes. On sortira pour un tonneau trois quarts gauche. Vas-y, parfait la vitesse.
Ensemble, ils essayent d’impressionner les juges pointilleux comme Stéphane Die.
Il faut faire une trajectoire droite. Si l'avion bouge un petit peu, on enlève 0,5 point, et ainsi de suite. S’il y a un tonneau, il ne faut pas qu'il change de trajectoire non plus. Ce sont tous ces petits details qui font qu'il faut avoir l'œil.


Une affaire de précision
Pour que les figures soient précises et harmonieuses les pilotes doivent composer avec la variante du vent.
Si le vent est face à nous, ça peut être comme un cerf-volant, il va avoir tendance à vous décaler. Donc, on va jouer sur les pentes de l'avion ou sur la puissance du moteur pour pouvoir garder un angle à 45 degrés.
Parmi les cinq vols des pilotes, deux leur sont connus quelques heures seulement avant leur passage. Hugo a 10 ans, il pilote comme son père. Actuellement, il tente de mémoriser les figures. À l'aide d'une maquette d'une dizaine de centimètres il visualise ce qu'il devra réaliser.
Ma première figure, c'est de monter à 45 degrés et de faire un tonneau de deux facettes, et après, à plat. Ça c'est la figure que j'aime le moins vu que je fais beaucoup de zéro à la vrille. Et du coup, je perds beaucoup ma place.

Même s’il va chercher les plus hautes places des deux classements, aujourd’hui l’important :
C’est de battre mon père !
Au total quarante pilotes de France et d’Europe se sont affrontés tout le week-end.



