Volmunster : "Je vais pouvoir doubler ma production", des travaux de modernisation au moulin Arnet
Le moulin Arnet, à Volmunster, veut se moderniser. Cela fait 125 ans que la famille Arnet est dans la meunerie. Depuis 4 ans c’est Jean-François Arnet qui gère l’affaire familiale. Nous l’avons rencontré lors de la visite du sous-préfet de l’arrondissement de Sarreguemines, Wassim Kamel. L’occasion d’évoquer les travaux qu’il souhaite engager sur le site du moulin.
Son N°1 - "Je vais pouvoir doubler ma production", des travaux de modernisation au moulin Arnet
On est la quatrième génération, et moi, je suis la huitième génération de meuniers.
Avec les années, la production de la famille Arnet s’est diversifiée.
On fait déjà de la farine à base de blé. Il y a deux ans, on s’est lancé dans la farine d'épeautre parce qu’il y a de plus en plus de gens avec des problèmes de gluten. Donc voilà, on s’est lancé là-dedans. Après, on trouve la diversification de pâtes, on s’est aussi lancé là-dedans. Et après, différentes céréales que les gens peuvent venir acheter pour la volaille.
Ces derniers mois, le meunier a eu de très bons rendements, mais pour rendre sa production plus efficace, des travaux sont prévus d’ici quinze jours.
On va sortir les appareils à cylindres, toutes les remontées pneumatiques, toute la tuyauterie qui est aujourd’hui en bois, on va passer en inox. Le plancher, le tamis va être sorti, qui est de mon grand-père encore, et on va mettre deux nouvelles machines en place, donc ce qui va faire que je vais pouvoir doubler ma production.







Des travaux nécessaires
La modernisation du moulin est une étape importante pour Jean-François Arnet.
Aujourd’hui je travaille sur flux tendu, il faut que je fasse aussi bien tout ce qui est administratif, clientèle, achat-vente, les livraisons, et quand je ne suis pas au moulin, le moulin ne tourne pas. Donc c’est pour ça que je travaille sur flux tendu et ce n’est pas bon. Et j’arrive au cycle, je ne peux plus accepter d’autres clients parce que je n’arrive pas à produire assez.
En visite, le sous-préfet de l’arrondissement de Sarreguemines, Wassim Kamel, promet que l’État soutiendra le projet.
Pour ce risque pris par la huitième génération, l’État a répondu présent par une participation à hauteur de 30 000 euros pour un équipement global modifié à hauteur de 150 000 euros.
Les travaux devraient durer six semaines, pendant ce temps, le moulin sera à l’arrêt.



