À 56 ans, Arnaud Wolff relève un nouveau défi à la tête de la police de Sarreguemines
L’insécurité routière, les violences aux personnes et la lutte contre les stupéfiants sont les priorités du nouveau commandant de police de Sarreguemines. Depuis le 6 juillet dernier, le commandant divisionnaire Arnaud Wolff dirige le commissariat faïencier. L’homme de 56 ans, natif de Strasbourg, se lance sans doute dans le dernier défi de sa carrière après 35 ans d’exercice.
Son N°1 - À 56 ans, Arnaud Wolff relève un nouveau défi à la tête de la police de Sarreguemines
Habitué des grosses affaires pendant de longues années dans la criminalité organisée et le narcotrafic, le commandant Arnaud Wolff passe sur un tout autre registre.
Il s'agit d'un grand saut pour moi, mais c'est une vraie volonté de ma part. Je voulais revenir à des choses vraies, c'est-à-dire un vrai rapport de la police à la population et apporter une réponse immédiate aux problèmes de la population. Les grandes enquêtes liées à la criminalité organisée sont passionnantes, mais le grand public, souvent, n'est pas au courant ou ne mesure pas les effets qu'elles peuvent avoir sur la société.
Vitesse excessive et trafic de stupéfiants
Après 2 mois dans ses nouvelles fonctions, il a pu notamment tirer un constat.
J'ai constaté oui, que les gens roulaient globalement vite à Sarreguemines. Les priorités vont être les suivantes : des contrôles renforcés pour la lutte contre l'insécurité routière avec des contrôles de vitesse, des contrôles d'alcoolémie et des contrôles de dépistage aux stupéfiants.
Sans oublier l’arrivée prochaine des radars mobiles sur les grands axes. Son passé va aussi permettre de développer la lutte contre les stupéfiants à Sarreguemines.
Je pense que les stupéfiants génèrent de forts troubles à l'ordre public. J'ai mis en place, depuis mon arrivée, une structure qui permet de mieux lutter contre les stupéfiants, mais également de réprimer l'usage, parce que l'expérience me montre qu'en fait la demande crée souvent l'offre.

Les violences aux personnes font partie de ses priorités. L’occupation de la voie publique va être renforcée par les patrouilles existantes. Le nouveau commandant veut s’inscrire sur la durée dans cette ville qu’il a connu adolescent.
J'ai une attache particulière à Sarreguemines où j'ai effectué une partie de ma scolarité. Mon papa était en fait policier à Sarreguemines de 1976 à 1992, d'où l'explication de ma scolarité sur le secteur.
Aujourd’hui, 72 femmes et hommes composent la police nationale de Sarreguemines.


