Rouhling : Depuis 80 ans, la menuiserie Schreiber innove et se réinvente pour s’adapter au marché du bois
Implantée d’abord à Ippling en 1946, la menuiserie est, depuis 2005, sur la zone artisanale de Rouhling. Aux commandes depuis trois générations : la famille Schreiber. Nous nous sommes rendus sur place à l’occasion d’une visite du sous-préfet de Sarreguemines, Wassim Kamel.
Son N°1 - Depuis 80 ans, la menuiserie Schreiber innove et se réinvente pour s’adapter au marché du bois
La visite commence par les bureaux. Du sol au plafond, tout est en bois, le ton est donné. Dans une pièce, une vitrine, Etienne Schreiber, deuxième génération à la tête de la menuiserie, présente avec nostalgie ses anciens outils.
Ça c’est un maillet. Aujourd’hui, ce n’est plus la même chose, il faut plus être informaticien que menuisier.

80 ans d’innovation et de savoir-faire
Depuis 2009, c’est la fille d’Etienne, Martine Schreiber qui a repris les rênes de l’entreprise familiale.
L’entreprise s’est développée puisque mon grand-père a commencé avec un salarié où il faisait exclusivement de la menuiserie en bois massif. Maintenant, on est une quinzaine de salariés et on fait tout type de menuiserie en bois, donc aussi bien la menuiserie intérieure comme une porte ou de l’agencement comme des placards, des dressings, de l’agencement de bureau, mais aussi de la fenêtre en bois.
La visite se poursuit dans l’atelier.
Ici on a tout le système de finition de fenêtre. C’est un système qui va asperger la peinture sur les fenêtres mais, à la fin, il y aura toujours la couche au pistolet qui va être faite de façon manuelle.

Un juste équilibre entre automatisation et travail manuel, c’est tout le défi qu’a dû relever l’entreprise pour rester compétitive. Du côté de la clientèle aussi, les habitudes ont changé. Les particuliers ne représentent plus que 20 % du marché. Les autres commandes viennent des professionnels et des marchés publics.
On a fait l’école de la Cité à Sarreguemines où on a fait de la menuiserie extérieure. On a fait, à Forbach, le conservatoire de musique et de danse.
En bout de ligne, un meuble prêt à partir vers l’usine Continental. Un autre vers un hôpital.





Des difficultés face à l’augmentation des prix
Si les commandes sont là, l’entreprise, qui réalise un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros par an, fait tout de même face à des difficultés : machines coûteuses, coût de l’énergie et difficultés de recrutement. Les échanges se prolongent concernant la difficulté de trouver des jeunes apprentis motivés et même pour des postes à mi-temps. Des problématiques entendues par le sous-préfet de Sarreguemines, Wassim Kamel.
Il faut absolument aider ceux qui produisent de la richesse. C’est une entreprise qui recherche sur un poste bien précis. Elle a l’aide de France Travail, opérateur de l’État, mais c’est insuffisant. Il faudra qu’on appuie davantage pour qu’il y ait un assistant, à mi-temps, qui vienne épauler le travail de la direction.
Pour les prochaines années, l’entreprise Schreiber ne manque pas de projets. Elle prévoit notamment d’investir dans de nouvelles machines pour la réalisation de fenêtres et pour l’agencement afin de continuer à proposer de la conception haut de gamme à ses clients.



