Sydeme : vers des points d’apport collectif pour remplacer le sac vert ? Une étude est en cours
Le 25 septembre dernier, la réunion du Sydeme s’est tenue, l’occasion de faire le point sur les derniers chiffre. Et ce qu’on peut dire c’est que nous ne sommes pas très bon en matière de recyclage.
Son N°1 - Sydeme : vers des points d’apport collectif pour remplacer le sac vert ? Une étude est en cours
Gilles Bignon – président du Sydeme
Ces dernières années, les sacs orange ont progressivement disparu en Moselle-Est pour être remplacés par les bornes de tri. En 2025 les refus de tri ont coûté plus de 820 000 € au Sydeme, quasiment deux fois plus que l’année précédente. Comment vous expliquez ça ?
En préambule, je voulais préciser qu’après la disparition des sacs orange, différentes possibilités étaient offertes aux 10 intercommunalités qui regroupent le Sydeme. Certaines ont fait le choix de bornes d’apport volontaire, d’autres de sacs jaunes ; on a donc une diversification sur le territoire qui ne rend pas, d’ailleurs, les choses plus faciles. En ce qui concerne le coût, c’est essentiellement dû au système actuel : quel que soit le mode de collecte des déchets recyclables, tout part dans les Vosges auprès de la société Citraval, seule plateforme en capacité d’accueillir les tonnages que nous produisons. Lorsque les sélections sont faites, les tris sont souvent mauvais et nous sommes obligés d’envoyer les sacs, en partie au moins, dans d’autres exécutoires, et nous payons le transport. À titre informatif, en 5 ans, pour la taxe générale sur les activités polluantes, nous sommes passés de 57 à 65 euros la tonne, ce qui est significatif.
Il est constaté au niveau national une baisse du tri. On a laissé croire, à tort, à l’époque que si l’on triait mieux, on paierait moins cher ; dans la réalité, lorsque le tri est bon, l’augmentation est mesurée. Nous allons refaire des campagnes d’information afin de convaincre les gens de mieux trier.
Depuis 2025, les biodéchets ne doivent plus être ramassés dans des sacs en plastique. Est-ce que vous avez trouvé une solution pour remplacer ces sacs ?
Il s’inclut dans le projet Sydeme 2030, ce qui nous laisse quatre ans. Pour ce faire, on s’est fait accompagner par un bureau d’études spécialisé pour tenter de déterminer, après enquête auprès de chacune des collectivités du Sydeme, quelle pourrait être la moins mauvaise solution pouvant convenir à la majorité d’entre elles. On aimerait avoir une certaine harmonisation. Aujourd’hui, je ne suis pas en capacité de vous donner la solution. La seule certitude, c’est que les sacs plastiques verts sont interdits depuis le 1er janvier 2025. Nous sommes allés dans d’autres villes de France pour voir les différents systèmes mis en place ; certains paraissent très satisfaisants, mais, par exemple, ne sont pas applicables dans le système de Méthavalor actuellement. Il nous faut donc trouver d’autres solutions ; on s’orientera vraisemblablement vers des points d’apport collectif — je préfère « collectif » à « volontaire », car je ne suis pas convaincu que tout un chacun soit volontaire pour apporter ses déchets à un endroit. Ce sera des sacs en kraft ou d’autres moyens ; l’étude, en tout cas, est en cours et on espère en savoir beaucoup plus dans un an au plus tard.


