L’hôpital Chic Unisanté+ de Forbach devient ambassadeur du don d’organes
En France, près de 25 000 personnes attendent une greffe d’organe ou de tissu. Si plus de 6 000 patients ont pu être greffés l’an dernier, un millier sont décédés faute de donneurs. Pour contribuer à faire évoluer les mentalités et sensibiliser le public, l’hôpital de Forbach s’engage en devenant ambassadeur du don d’organes.
Son N°1 - L’hôpital Chic Unisanté+ de Forbach devient ambassadeur du don d’organes
En devenant ambassadeur, l’hôpital entend lutter contre les idées reçues et participer à différentes manifestations pour mieux faire connaître le don d’organes. Michel est venu témoigner. Il a perdu son fils brutalement et a dû prendre une décision particulièrement difficile.
On vous demande de prendre une décision à la place d'un autre. On n'a jamais su quel aurait été le choix de notre fils. Il n'y a pas de bons ou mauvais choix, on est pour ou on est contre, mais l'important c'est de le dire à la famille, à ses proches.
En Moselle-Est, deux structures assurent la coordination des prélèvements d’organes et de tissus. François Gasparina, directeur des hôpitaux, nous en dit davantage sur la situation dans le secteur.
C'est un peu plus d'une vingtaine de prélèvements d'organes qui sont réalisés chaque année. Il y a encore du potentiel, et je le rappelle, ce n'est pas un sujet financier, le don est gratuit. En revanche, il y a beaucoup d'attente, beaucoup d'espoir pour un certain nombre de familles.
Un taux de refus trop important
À Sarreguemines, Frédéric Klein est infirmier coordinateur des prélèvements. Au quotidien, il identifie les patients susceptibles de devenir donneurs d’organes ou de tissus.
La mort encéphalique et le donneur d'organes ne représentent que 1% des décès dans un établissement. Donc effectivement, il y a la part de donneurs éligibles, mais malheureusement il y a ce taux d'opposition qui reste très important.
Pour sensibiliser le public, mais aussi encourager chacun à réfléchir à la question et à faire connaître sa position à ses proches, Marie-Élisabeth Langbour, présidente de l’association ADOT 57, rappelle un point essentiel.
Chacun peut être donneur, mais aussi receveur !
Si trois Français sur quatre se déclarent favorables au don d’organes, le taux de refus atteint pourtant 34 % au moment des prélèvements, selon les derniers chiffres.



