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Saga environnement : les arbres, ces couteaux suisses

Saga environnement : les arbres, ces couteaux suisses

Crédit photo : Parc naturel régional de Lorraine

Troisième épisode de notre saga consacrée à ceux qui s’engagent en faveur de l’environnement. Zoom aujourd’hui sur le parc naturel régional de Lorraine qui préserve entre autres les milieux aquatiques et les milieux forestiers du territoire.

Depuis 1994, le parc tente, par la mise en œuvre d’actions de plantations et de préservation, d’enrayer le déclin de l’arbre champêtre. Ces arbres sont de véritables couteaux suisses du climat selon Elise Tisserant, responsable communication du PNR de Lorraine.

Il existe l'effet parasol. L'arbre créé une zone d'ombre et cela va atténuer l'évaporation de l'eau du sol, de la transpiration des organismes vivants. Il y a aussi l'effet parapluie qui atténue la force des précipitations et donc notamment l'érosion des sols. 

On peut parler aussi de l’effet paravent qui a un impact positif sur le réchauffement ou le refroidissement des espaces. Mais il y a encore une multitude de bienfaits.

Il existe également un effet climatiseur. Quand il y a un arbre cela permet de diminuer jusqu'à 5 degrés la température ambiante, ça protège des fortes chaleurs mais aussi du gel en hiver.

Photo : Parc naturel régional de Lorraine

 

Le nombre d’arbres en plein champ a été divisé par 3 le siècle dernier. L’objectif 2019-2020 c’est de planter près de 13 km de haies et d’alignement d’arbres sur le territoire du PNR de Lorraine. C’est 6 à 7 fois plus que les précédentes années.  L’agriculture responsable ça passe par là.

Si vous laissez la nature faire, elle s'équilibre, et on peut se servir de la nature. Par exemple quand on a planté des haies autour d'une culture ou des arbres champêtres entre les lignes de cultures, on va pouvoir profiter de tous les mammifères, insectes et oiseaux qui vont lutter contre les ravageurs de cultures. Exemple : les larves de coccinelles adorent manger les pucerons. Pour avoir des coccinelles il faut avoir des haies autour des champs pour qu'elle puisse s'y reproduire. Autre exemple, les mésanges sont très friandes des chenilles processionnaires. Donc il faut qu'elle puisse s'installer dans les haies ou arbres champêtres autour des cultures.

Et ça c’est possible grâce notamment à la prise de conscience des agriculteurs. S’ils ont mauvaise presse, les agriculteurs travaillent pourtant de plus en plus à redonner sa place à l’arbre. L’avantage c’est qu’on produit plus et mieux. Agriculture et nature, l’un ne va pas sans l’autre.

La nature ne peut pas se passer de l'agriculture parce que s'il n'y a pas d'ovins qui pâturent sur les territoires, les paysages se referment, alors qu'on a besoin d'avoir ces paysages ouverts pour préserver certaines espèces qui sont sur ces territoires. Et de la même manière, l'agriculture a besoin de la nature pour pouvoir lutter contre les ravageurs. En travaillant main dans la main avec la nature, les agriculteurs ont bien saisi qu'ils pouvaient avoir un rendement intéressant et se prémunir des ravageurs de cultures.

Photo : Parc naturel régional de Lorraine

 

Les arbres ne sont pas les seules priorités du parc. Il y a aussi les plans d’eau avec la préservation des mares et des espèces qui y vivent. Il existe d’ailleurs un programme pour cela.

L'objectif c'est d'aider les agriculteurs et les communes à entretenir ces mares. Il faut savoir que si on les laisse parfois elles ont tendance au fur et à mesure du temps à se combler et à ne plus faire leur office autant pour l'abreuvement des animaux que pour le maintien de la biodiversité sui y vit. Et l'important c'est d'avoir des petites mares disséminées sur tout le territoire et qui vont servir de corridor écologique. Exemple : les amphibiens vont se déplacer de mare en mare et si elles ne sont pas trop éloignées ça leur permet de se déplacer facilement.

Aujourd’hui le parc sensibilise de plus en plus le grand public, dès le plus jeune âge, sur l’importance de la protection de la faune et de la flore du territoire, via des sorties scolaires, des jeux, des chantiers participatifs, etc…

 

Julie Chaput

| mercredi 26 février 2020 à 05:51 - Mise à jour le 28 février 2020 à 12:28

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