Rhodes : 4 ours bruns orphelins arrivent au parc Sainte-Croix
Des nouveautés attendent les visiteurs de parc animalier de Sainte-Croix en 2026. L’accent sera notamment mis cette année sur les programmes de conservation.
Son N°1 - 4 ours bruns orphelins arrivent au parc Sainte-Croix
Mandy Schmitt, responsable communication du parc de Sainte-Croix
En 2026, le parc annonce un budget de 300 000€ pour ses actions en faveur de la biodiversité. Que représente cette somme ? Quelles actions vont être mises en place ?
Il faut savoir qu’au parc, chaque année, on redistribue à une trentaine d’associations nature 150 000 euros, ce sont des partenariats récurrents car ces associations ont besoin de soutien. Cette année, on rajoute 150 000 euros pour un projet de grande envergure avec le Conservatoire d’Espaces Naturels, qui est l’acquisition d’un complexe de 9 étangs qui se situe au niveau de Gélucourt, et ce sont des étangs qui seront renaturés pour pouvoir faire revenir la biodiversité, la faune, la flore sur ces écosystèmes et enrichir encore plus le territoire de la Moselle.
Pour aller encore plus loin, une association va être créée « Défis nature », quel sera son rôle ?
Ces 300 000 euros sont financés par le parc via son fonds de dotation et l’association va permettre de soutenir des projets qui ne sont pas uniquement associatifs, en faveur de la biodiversité, qui auront plus d’ampleur, et qui pourront avoir lieu au parc mais qui ne seront pas visibles par le public. Ça peut être des centres d’élevage qui peuvent être créés pour les espèces menacées, s’associer à des partenaires scientifiques sur des projets de sensibilisation de préservation… C’est donc assez large, et on la lancera officiellement au mois de septembre. On en dira plus à ce moment-là.
Parmi les nouveautés de la saison 2026, il y a l’accueil d’une fratrie de 4 jeunes ours bruns orphelins. D’où viennent-t-ils ? Quelle vie les attend au parc ?
Ces ours viennent de Roumanie et viennent d’un refuge qui s’appelle Libearty, qui depuis plus de 25 ans est fortement engagé dans la protection de l’ours en Roumanie. Il faut savoir qu’en Roumanie on a la plus grande population d’ours brun d’Europe, il y a entre 10 000 et 13 000 ours. En comparatif, en France, l’ours brun est menacé d’extinction avec que 107 ours. Il y a donc un gros écart. En Roumanie, ces 25 dernières années, il y avait pas mal d’ours qui étaient détenus dans des conditions illégales, qui ne correspondaient pas du tout à la vie d’un ours, notamment dans des cirques, dans des toutes petites cages, et la créatrice de ce refuge s’est battue toute sa vie pour les sauver. Aujourd’hui, le combat n’est pas fini avec un nombre important d’ours avec des quotas de chasse qui ont augmenté et des ours se retrouvent orphelins. C’est dans ce contexte-là qu’une fratrie de 4 ours va être accueillie au parc. Il y a 3 filles et 1 garçon qui vont rejoindre un espace qui est en train d’être réaménagé avec nos vieux ours, pour ce mois de juillet.
La nouveauté de l’an dernier c’était la ferme des Vents, où une découvre les savoir-faire d’antan autour du travail de la ferme. Ce lieu prendra une place particulière dans le parc cette année ? Que va-t-on y retrouver ?
Il y aura beaucoup d’animations cet été autour des métiers anciens, autour des savoirs-faire d’antan, avec notamment du 11 au 13 juillet la manifestation « Il était une fois une ferme d’antan » où l’on va accueillir des artisans qui vont montrer comment on faisait par le passé, on va avoir pas mal de spectacles aussi. A coté de ça, on démarre réellement la production maraichère de la ferme cette année, avec des plantations de fruits et légumes qui serviront à alimenter les restaurants du parc.
De nombreux événements marqueront les différentes saisons du parc, cette année encore : le brame du cerf, Halloween ou encore Lumières d’hiver.


