Paysagiste : bien plus que planter des fleurs

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Paysagiste : bien plus que planter des fleurs

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Épisode du jeudi 5 mars 2026 à 11:05

Je m'appelle Anthony Brunone, j'ai 41 ans et je suis président de la société Green Home à Sarreguemines.

Comment tu peux décrire vraiment ton métier ?

Le paysagiste la plupart du temps, même s'il fait appel parfois à des sous-traitants, c'est lui qui va s'occuper de A à Z, de tout ce qui se trouve autour de la maison.

T'as vu le métier évoluer au fur et à mesure des années qui sont passées ?

À l'époque, on était essentiellement dans l'entretien de jardin, la plantation, aujourd'hui je pense qu'on a plus de limites en extérieur, c'est-à-dire on va passer sur du terrassement, de la maçonnerie, du carrelage, de l'électricité, de la piscine.

Comment ça se passe en fait ? Tu imagines un projet ?

 Alors parfois il y a des gens qui savent déjà très bien ce qu'ils veulent dès le départ, d'autres qui sont complètement dans le flou, donc ça va passer par des devis, ça va passer par un plan, un visuel, et voilà, donc on va proposer, on va échanger là-dessus, et c'est là qu'on va déboucher à un chantier ou pas.

 Est-ce que ça t'est déjà arrivé d'arriver sur des chantiers et c'est toi qui ramènes toutes les idées que les clients ne savent pas du tout ce qu'ils veulent ?

Ah ouais, de plus en plus, on va dire 70% du temps, les gens n'ont pas forcément, ils ont des idées mais il faut réussir à les mettre en œuvre, donc on va donner un peu notre expérience de se dire, tiens ça c'est possible, ça c'est pas possible, et on va les orienter vers les meilleurs choix.

Il faut s'y connaître en fleurs, en plantes ?

Ah oui, effectivement, c'est la base du métier, je pense qu'il faut s'y connaître, même si moi je le dis tout le temps, je perds un peu le fil parfois. Parce que malheureusement, je trouve que de plus en plus, les gens veulent moins en moins de plantes, parce qu'on entend qu'on ne veut plus faire de l'entretien. Bon, c'est en train de revenir, je pense que ça va revenir tout doucement, mais c'est vrai qu'on a eu quand même une passe où c'était essentiellement du minéral qu'on devait faire, et c'était un petit peu dommage.

C'est quoi le projet dont t'es le plus fier ?

 J'en ai deux, j'ai fait deux chantiers sur ces deux dernières années, où on a fait des chantiers vraiment complets, avec piscine, pool house, terrain de pétanque, vraiment lieu de vie complet extérieur, pour moi c'est une maison dehors qu'on a fait, donc on a deux beaux projets sur lesquels vraiment c'est une fierté, on a abouti et puis les clients sont super satisfaits.

Quand tu dis "on", j'imagine que t'as une équipe avec toi, vous êtes combien au sein de Green Room ?

 Là actuellement on est six, avec une recherche d'embauche supplémentaire, souvent on va passer sur un effectif de neuf, voire dix, sur la période estivale, printanière.

Justement j'imagine que tout ce qui est printemps, été, c'est une grosse période d'activité pour vous, comment ça se passe en hiver ?

 Alors ouais, c'est ce que tout le monde nous dit, alors en fait l'hiver déjà, on a des périodes où les mecs doivent récupérer un peu leurs heures, on a plus de congés, on fait des journées plus cool, malheureusement notre activité ne nous permet pas non plus de ne pas travailler pendant trois, quatre mois.

C'est bien de travailler tout le temps dehors ?

 C'est vrai qu'on affronte parfois des conditions qui sont extrêmes, on passe du tout au tout, après je pense que le froid on arrive tous à l'affronter, moi je trouve que s'il y a vraiment les extrêmes, c'est plus compliqué, c'est les périodes humides, la pluie, ça c'est très compliqué, pas que pour nous-mêmes, mais pour la boue, pour les machines, pour les engins, pour acheminer le matériel, mais les périodes très caniculaires comme on a eu au mois de juin, c'est compliqué quand même pour les bonhommes aussi, donc je dirais oui, ça reste quand même des conditions qui ne sont pas des plus faciles.

Ça serait quoi le chantier qui te ferait rêver ?

Franchement, je pense que dans l'aménagement extérieur, je n'ai pas dit que j'ai tout fait, il y aura toujours d'autres projets à venir et tout ça, mais ce que j'aimerais bien faire, c'est que ce con, c'est une connerie, mais je n'ai pas fait de rond-point encore, je n'ai jamais eu de marché de rond-point, j'aimerais bien faire un rond-point un jour.

Qu'est-ce que tu pourrais conseiller à un jeune qui aimerait se lancer dans ce métier-là, de faire ce diplôme-là ?

J'en conseille déjà pas mal, parce que des stagiaires, j'en reçois à l'appel, et je pense qu'il y en a beaucoup qui se rétractent assez rapidement, parce qu'en fait, ils voient quand même que les conditions sont difficiles, ça calme quand même. Non, après il faut, comme dans tous les métiers, la rigueur, le travail, tout ça, c'est sûr, mais je pense qu'il faut avoir, si on veut évoluer là-dedans, il faut vraiment avoir de la créativité, puis s'adapter, et puis ne pas hésiter à changer un petit peu sa manière de voir les choses.

Est-ce que tu pourrais dire que c'est un travail physique ?

 Ah non, mais clairement, il faut de la condition physique, ça c'est clair et net.

Comment tu te vois dans 10 ans ?

Franchement, il y a quelques années, on m'aurait dit ça, je voudrais être 50. Maintenant, c'est plus le cas, je pense que oui, je veux pérenniser l'entreprise, mais pas évoluer beaucoup en taille, en fait, quoi. Ça me permet d'être encore plus en contact avec les clients, je pense, avec mes employés.J'ai pas de grands rêves d'évolution, à part faire de beaux projets, de beaux chantiers, mais pas maintenant grossir, je préfère rester comme je suis.

 

Retrouvez Anthony chez Green Home à Sarreguemines : https://greenhomesas.com/

 


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