Faits Divers

Hilbesheim : Charlyne, 18 ans, se dit victime d'une piqûre à la seringue lors de la Summer Party


par Cédric Kempf
lundi 4 juillet 2022 à 17:15

Photo : Nider Groupe

Les soirées musicales, festives font leur retour dans la région, comme ce week-end avec la Summer Party organisée par NIDER Groupe à Hilbesheim. Grâce à une météo clémente, 400 personnes sont venues vendredi et jusqu'à 3000 entrées ont été comptabilisées samedi soir. 

Cette dernière soirée n'a pas été la meilleure pour Charlyne, 18 ans, qui vit à Bataville

Piquée par une seringue ? 

La soirée avait bien débuté par la jeune femme qui était venue avec des amis. Mais c'est à partir de 23h qu'elle a commencé à s'inquiéter.

Son N°1 - Hilbesheim : Charlyne, 18 ans, se dit victime d'une piqûre à la seringue lors de la Summer Party

A un moment, apparemment, il y aurait une fille qui aurait dénoncé quelqu'un avec une seringue. Sur le moment, on n'a pas trop compris et on a vu des agents de sécurité qui commençaient à faire des rondes à l'endroit où tout le monde dansait devant la scène. Nous on a commencé à avoir peur donc on s'est un peu éloigné de la foule et on s'est installé sur des canapés.

Et c'est en voulant partir de la soirée que Charlyne a commencé à se sentir mal.

Son N°2 - Hilbesheim : Charlyne, 18 ans, se dit victime d'une piqûre à la seringue lors de la Summer Party

Au moment où je voulais marcher pour partir de la fête, j'ai commencé à avoir la tête qui tourne et à avoir extrêmement froid, je grelotais sur place. On est parti, et au bout de 10-15 minutes, plus rien. Je n'ai pas du tout senti que je me suis fait piquer. En me réveillant le lendemain de la soirée, j'ai vu que j'avais une petite piqure. Je suis arrivé aux urgences de Sarrebourg qui ont constaté que c'était bien une piqure de seringue.

Charlyne attend les résultats de ses analyses et devra en faire d'autres dans un mois, trois mois et six mois. Elle compte également déposer plainte en gendarmerie après avoir déjà signalé les faits.

Une organisation minutieuse pour l'organisateur 

De son côté, François Stricher président de l'association organisatrice, avoue que le week-end a été bien chargé et que toutes les conditions étaient réunies pour protéger les participants. 12 vigiles étaient présents tout comme un pôle sanitaire pour prendre en charge des personnes pouvant se sentir mal. Mais l'organisateur rappelle également qu'il ne peut pas surveiller chaque personne au cas par cas.

Son N°3 - Hilbesheim : Charlyne, 18 ans, se dit victime d'une piqûre à la seringue lors de la Summer Party

Il est vrai que le samedi soir beaucoup de personnes sont venues signaler aux équipes de sécurité que des choses étranges à leurs yeux se passaient. Nous avions 12 personnes pour la sécurité du site qui ont fait le tour. Aujourd'hui, dire que nous avons vu quelque chose... Nous avons fouillé les sacs, il y avait une fouille à l'entrée, on a fait attention à tout... Maintenant aller jusqu'à dire qu'il y a eu des piqures, je n'irai pas jusque-là. Nous avions des préventionnistes sur place, nous avions une équipe de premier secours, nous avions tout mis en place pour que tout se passe bien et au mieux.

Robert Haquet est le responsable de la société HR Prévention et Sécurité présent sur le site. Il assure qu'il n'y a pas eu de personnes victimes de piqures. Il n'a eu que des personnes souffrant de foulures ou de malaises dus à l'alcool.

Son N°4 - Hilbesheim : Charlyne, 18 ans, se dit victime d'une piqûre à la seringue lors de la Summer Party

Deux personnes se sont présentées au niveau de la cellule sanitaire. Après un court bilan, les deux victimes ne présentaient absolument rien. En ce qui concerne les constantes, tout était normal, pas de désorientation, tout simplement une peur en raison d'éléments qui étaient distribués au niveau des informations. Il n'y avait aucune rougeur mise à part un petit trait sur 1.5cm-2cm.

François Stricher appelle à la responsabilité de chacun et n'espère pas que cette "nouvelle mode" mette à mal le monde de l'événementiel.

Son N°5 - Hilbesheim : Charlyne, 18 ans, se dit victime d'une piqûre à la seringue lors de la Summer Party

Nous, notre seul but, c'est de créer des événements, de créer de la vie, de la joie, que les gens se rencontrent. Après voilà, ce ne sont pas des cas novateurs, il y a quelques années c'était la drogue du viol, c'était autre chose. Il y a toujours eu des phénomènes qui peuvent se passer dans des boites de nuit, dans des bars, dans des lieux accueillant du public. Il faut tout faire et tout mettre en place pour gérer ces différentes actualités, ces différentes choses qui se passent.

De son côté, la compagnie de gendarmerie de Sarrebourg nous a confirmé avoir reçu dans ses locaux une jeune femme pour les mêmes faits sans qu'elle ne porte plainte.

Que faire en cas de piqûre ?

- Prévenir ses proches : dans la mesure du possible, prévenez les personnes qui sont avec vous. Si vous le pouvez, notez l'heure de la piqûre, et prenez une photo. Cela pourrait faciliter la suite des démarches.

- Prévenir l'organisateur,

- Se rendre à l'hôpital : rendez-vous le plus rapidement possible aux urgences, pour des tests d'urines, sanguins et aussi capillaires. Il faut éviter d'aller uriner avant d'avoir réaliser les examens car la drogue reste moins de douze heures dans les urines.

- Porter plainte, 

Si vous avez la moindre question, appelez le 0 800 23 13 13, numéro du site Drogues info service. Disponible de 8 heures à 2 heures du matin, 7jours/7, l'appel est gratuit et anonyme.