Saint-Avold : Au lycée Jean-Victor Poncelet, l’accent est mis sur l’apprentissage des langues
A Saint-Avold, le lycée Jean-Victor Poncelet mise sur l’apprentissage des langues vivantes. Pierre-François Mourier, recteur de l’académie de Nancy-Metz, s’est rendu sur place mercredi. Il y a découvert l’importance de l’enseignement des langues dans un territoire frontalier avec la proviseure Angela Hamman.
Son N°1 - Au lycée Jean-Victor Poncelet, l’accent est mis sur l’apprentissage des langues
Dans notre établissement, on a plus d’un quart des élèves qui suivent un enseignement en section européenne ou en section internationale Abibac, ça représente un quart de notre effectif.
Au lycée Poncelet, un quart des 1200 lycéens ont choisi d’approfondir une langue à travers la section Abibac (on passe le bac français mais aussi le Abitur allemand) ou les 3 classes euro proposées : allemand, anglais et même espagnol. Les élèves en section européenne peuvent également profiter des DNL (Disciplines non linguistiques) : des cours dispensés dans une autre langue, comme ici, un cours de SVT en espagnol.

A côté de ces sections européennes, les élèves peuvent choisir des langues comme spécialité dès la classe de première. C’est le cas de l’espagnol qui propose même des cours en distanciel à des élèves issus d’autres lycées. Enfin, l’italien est également proposé au lycée Poncelet, décidément très tourné vers les langues étrangères.

L'allemand peine à séduire
Yves Nirrengarten, lui, est professeur de mathématiques et s’est formé pour pouvoir également donner des cours en allemand. Pour lui, c’était important de mettre en avant la langue et la culture de nos proches voisins.
Je viens du pays de Bitche où on parle le platt et quand j’étais plus jeune je ne parlais pas français, donc je parlais platt avec mes parents et mes grands-parents, et c’est par la suite que j’ai appris le français. J’ai donc choisi de mettre l’allemand un peu au goût des mathématiques ou les mathématiques au goût de l’allemand pour justement encourager les élèves à s’ouvrir à la culture et à la langue étrangère.
Ounayssa, Charlotte et Tuana, ses élèves ont bien conscience de l’importance des langues, et notamment de l’allemand pour leur avenir professionnel.
-On vit du coup à la frontière, c’est juste à côté et c’est pratique. Moi, je veux faire mes études au Luxembourg par exemple, et il faut un certain niveau d’allemand au Luxembourg.
-Il faut se dire que maintenant il y a tout le monde qui a l’anglais. Du coup l’allemand, c’est un truc en plus dans le dossier, donc être en euro allemand, c’est vraiment un plus !
-Ça nous ouvre beaucoup de portes pour la suite parce que ça change un peu de l’anglais. On se différencie des autres.
Malheureusement, les sections « allemand » attirent peu au lycée naborien. Les professeurs espèrent que davantage de jeunes se tournent vers l’apprentissage de cette langue dans leur cursus.



