Logements en centre-ville, réhabilitation du foyer Amli, résidence pour jeunes autistes... l’année 2026 s’annonce chargée pour Sarreguemines Confluences Habitat
Sarreguemines Confluences Habitat est le principal bailleur social de l’agglomération de Sarreguemines. SCH est à la charge de logements et d'habitations à loyer modéré. Quels sont les projets et les dossiers de ce début d’année 2026 ? On en parlait ce matin dans le Grand Réveil avec notre invité.
Son N°1 - Logements en centre-ville, réhabilitation du foyer Amli, résidence pour jeunes autistes... l’année 2026 s’annonce chargée pour Sarreguemines Confluences Habitat
Régis Glatz - Directeur général de Sarreguemines Confluences Habitat
Le devenir de l’ancien hôtel Aux Deux Étoiles en centre-ville, rue des Généraux Crémer, s’éclaircit. Vous venez de le racheter pour 350 000 euros. Dans quel but ? Pour qui ? Quand débuteront les travaux ?
Le but c'est tout d'abord de proposer une offre de logements en centre-ville, dans le cadre de notre engagement pour le projet Action Coeur de Ville dont nous sommes co-signataires. Donc le projet consiste à transformer l'hôtel en sept logements du type typologie, des T2, T3 pour répondre à la forte demande sur ce type de biens, avec une attention particulière sur l'accessibilité puisqu'il sera équipé d'un ascenseur. Donc on vise avant tout un public qui veut se rapprocher du centre-ville, des commerces, des services, puisqu'on a des demandes dans ce sens. Les travaux devraient démarrer au second semestre 2026.
Ça veut dire des habitations terminées pour quand normalement sur ce genre de chantier ?
Alors sur ce genre de chantier on vise une durée de 12 à 18 mois de travaux, donc ça sera plutôt pour 2027 la réception du chantier puis la mise en service des logements.
Autre chantier, celui du Foyer Amli, situé rive droite, près de la caserne des pompiers. Le site va être restructuré. Quel est le projet sur ce site ?
Alors là il s'agit effectivement d'un chantier d'ampleur pour SCH, puisqu'on est sur un chantier à plus de 8 millions d'euros qui doit durer sur une période de 5 ans. C'est un projet partenarial puisque nous sommes propriétaires des bâtiments, mais c'est Amli qui est gestionnaire du site, et l'objectif est de démolir l'un des bâtiments pour reconstruire à la fois une pension de famille de 25 logements et une résidence sociale de 44 places, alors que le dernier bâtiment sera réhabilité et gardera sa vocation de centre d'hébergement d'urgence. Il ne s'agit bien sûr plus d'un foyer pour travailleurs migrants, puisque les publics visés sont les personnes qui nécessitent un accompagnement social qui sera assuré par Amli, le temps de travailler un parcours et leur permettent, à terme, d'aller vers un logement classique.
Ça fait déjà deux gros chantiers pour 2026, est-ce qu'il y a encore d'autres projets ? Et concernant 2025, qu'est-ce qui a été fait cette année ?
Sur 2025, on a poursuivi notre programme de réhabilitation du patrimoine, notamment les ensembles Gallieni dont nous sommes en train de réceptionner les travaux. Certains diffus, rue Foch, les travaux sur le quartier des Faïenceries. 2025 a également été marqué par nos 75 ans, puisque nous avons marqué le coup avec un certain nombre d'événements et la participation des locataires. Et sur les projets à venir, on a préparé des projets pour 2026. Donc les deux qu'on vient de citer, mais on peut également citer la construction d'une résidence pour l'hébergement des jeunes adultes autistes à Rémelfing, en partenariat avec l'association Envol Lorraine. Ça c'est un beau projet qui devrait arriver pour 2026.

On le rappelle, vous êtes donc le principal bailleur social de l'agglomération de Sarreguemines. Est-ce que vous arrivez à répondre à la demande de logements sociaux ? Est-ce que finalement c'est un chiffre en augmentation sur la communauté d'agglomération ?
Alors non, on a des chiffres plutôt stables puisqu'on est sur un territoire détendu. Donc la demande suit la tendance de la situation démographique du territoire. Donc nous arrivons à répondre globalement à la demande. Alors là où la demande est plus forte, c'est sur les petites typologies, donc les T2, T3, et sur les logements accessibles. Donc nous avons de plus en plus de personnes vieillissantes qui se retrouvent seules, plus de personnes isolées, des familles monoparentales. Donc c'est pourquoi c'est essentiellement sur ce type de biens que nous fixons nos objectifs de production pour les années à venir.
Les activités au sein des quartiers se multiplient : composteurs collectifs quartier Bastille, une cabane à livres bientôt quartier Allmend. C’est une façon de créer du lien entre les habitants ?
Effectivement, en tant que bailleur social présent dans les quartiers c'est aussi notre mission. Nous ne sommes pas à l'initiative forcément de ces projets mais on les accompagne, on les soutient, puisque, effectivement, ils permettent d'apporter du lien social dans les quartiers, de créer des lieux de rencontres. Et c'est effectivement ce type de projet que nous souhaitons soutenir plus souvent.

Les déchets au pied des immeubles sont aussi un sujet. En 2023, les services de la SEM SCH ont notamment déposé 88 tonnes de détritus en déchetterie professionnelle, soit l’équivalent de deux Airbus A320, c'est un problème aujourd'hui ?
Alors c'est même une préoccupation majeure, puisqu'on est lié à un double phénomène. Donc à la fois le comportement de certains de nos locataires, qui sont heureusement minoritaires, non respectueux, qui débarrassent facilement de déchets encombrant au pied des immeubles. Nous tentons à chaque fois d'identifier les auteurs des troubles, mais ce n'est pas toujours évident. Et depuis deux ou trois ans, on a un phénomène qui nous dépasse un peu aujourd'hui, c'est l'apport important de déchets encombrants de personnes extérieures à nos quartiers. Donc nous avons aujourd'hui des sites qui sont submergés de déchets encombrants. Donc ce sont les agents de SCH qui sont à la tâche, et je les remercie pour leur réactivité pour débarrasser et enlever tous ces déchets. Mais il nous faut rapidement trouver une solution avec les collectivités pour essayer de mettre un terme à cette situation.


