Après deux années difficiles, le moulin de Sarralbe espère une reprise pour 2026
Trois ans après avoir racheté le moulin de Sarralbe, le groupement de producteurs de blé de Dieuze-Morhange espère relancer l’activité. Covid, guerre en Ukraine, augmentation du coût de l’énergie, la situation économique du moulin de Sarralbe n'est pas très bonne ces dernières années. En 2026, le GPB espère relancer l’activité grâce notamment aux derniers investissements réalisés ces derniers mois.
Son N°1 - Après deux années difficiles, le moulin de Sarralbe espère une reprise pour 2026
Quand on se balade dans les étages du moulin, on y trouve très peu de personnel. Ici, tout est automatisé. De grosses machines écrasent, tamisent, moulent. C’est depuis son écran dans une salle de contrôle que le chef meunier Vincent Perretier surveille la production.
Ici on tamise. On obtient des enveloppes, de la semoule, de la farine. Les enveloppes et la semoule sont à nouveau écrasées jusqu’à épuisement du produit.
6000 tonnes de farine sont produites tous les ans à Sarralbe, soit 8000 tonnes de blé qui viennent des silos de Morhange, Lezey et de Zommange et qui passent par le moulin alors que la capacité d’écrasement est de 14 000 tonnes. Pierre Jacquin, directeur du moulin de Sarralbe ne cache pas une situation économique compliquée.
C’est vrai que pour nous, l’année 2024-2025 économiquement n’a pas été bonne.

Depuis 2023, 620 000€ ont été investis pour moderniser l’outil de production.
Dans notre process on a optimisé les lots pour ne pas arrêter trop souvent les chaînes pour faire des lots différents. On a également changé notre plansichter qui nous permet de tamiser les farines et d’avoir des farines encore plus pures. On a changé aussi deux cylindres qui nous permettent d’économiser en termes d’énergie par rapport à la fabrication.
À Sarralbe, c’est uniquement de la farine de blé qui est produite même si certaines recettes proposées à la vente contiennent d’autres farines comme l’épeautre ou le seigle. Ces autres farines sont achetées par le moulin. Autre investissement prévu, en 2026, la chaîne d’ensachage devrait être modifiée pour automatiser la palettisation.
Donc c’est un investissement de 250 000€. C’est compliqué parce que le plafond est bas et mettre un robot qui soulève les sacs avec une hauteur basse, c’est compliqué, mais voilà ce qui est prévu dans le plan subvention État/Région.



Côté vente, 50% de la production part du côté des boulangeries du Grand Est, 40% en grande surface et 10% chez les particuliers. En visite sur place, le sous-préfet de Sarreguemines, Wassim Kamel, a montré son souhait de voir la vente en local se développer.
Quand j’apprends qu’on a la chance d’avoir encore un moulin qui est le premier moulin de notre région, qui produit, il faut que plus d’habitants, plus de consommateurs sachent qu’on a la meilleure farine ici localement.
La farine est en vente directe au moulin de Sarralbe les lundis, mardis et jeudis.


