Le nouveau maire de Behren-lès-Forbach, Gabriel Weber, se livre sur son histoire avec sa commune
À 64 ans, Gabriel Weber ouvre un nouveau chapitre de son engagement pour Behren-lès-Forbach. Profondément attaché à la commune, où ses racines familiales remontent à 1780 selon son arbre généalogique, il a construit toute sa vie autour de ce village. Élu maire en mars dernier, il entend insuffler une nouvelle dynamique et faire de la lutte contre les injustices l’une de ses priorités.
Son N°1 - Le nouveau maire de Behren-lès-Forbach, Gabriel Weber, se livre sur son histoire avec sa commune
Gabriel Weber sait de quoi il parle en évoquant Behren.
Mon grand-père, en 1956, Charbonnages de France est venu toquer à sa porte pour acheter les terrains et y construire la cité minière. Donc, mon grand-père faisait partie de ces agriculteurs qui ont vendu leurs terres. J'ai grandi avec la transformation de Behren, qui est passé d'un village agricole à une cité minière.
C’est dans le sport que le Behrinois s’est le plus illustré, lui qui est connu pour être prof d’EPS au collège Robert Schuman.
J'ai créé naturellement une section sportive de football, parce qu'à Behren, le foot est roi. Parallèlement à ça, je me suis investi dans le club de foot local et pour satisfaire l'attente des filles, je me suis investi dans le club de handball.
Ne laisser personne sur la touche, c’est une valeur ancrée dans ses gênes.
En 1999, j'ai lancé le projet "Ecole ouverte". Avec le principal du collège, on se rendait compte que ce serait bien d'ouvrir l'établissement pendant les vacances et les week-ends pour faire du travail péri-éducatif et mener à bien notre travail éducatif.

Le vivre-ensemble comme leitmotiv
Son programme est axé sur la jeunesse et le vivre-ensemble. Selon lui ça passe par les associations qu’il faut soutenir, même si les finances sont limitées. Le nouveau maire doit faire face à un endettement de 26 millions d'euros.
J'avais en prévision d'augmenter considérablement les subventions pour pouvoir mettre en place des éducateurs sportifs afin de former et encadrer les jeunes. Cette année, la hausse ne sera que de 5%, et c'est avant tout symbolique, un geste que je veux montrer.
Gabriel Weber n’oublie pas l’inclusion et le sujet du handicap. Son histoire personnelle y est pour beaucoup.
Du fait que mon père était invalide de guerre, il est rentré à 21 ans de Stalingrad sourd et partiellement défiguré, donc j'ai toujours été à ses côtés dans les démarches administratives, pour l'épauler au quotidien, et ça explique sans doute mon engagement politique, c'est-à-dire faire plus et mieux pour tout le monde.
L’inclusion passe par le sport et il compte utiliser sa fonction de vice-président à l’agglomération pour développer ses idées.
J'ai tout de suite mis en place à la piscine un créneau tous les vendredis soir afin d'accueillir des enfants autistes, j'y tiens beaucoup. Avec le directeur, on va faciliter l'accès aux personnes en situation handicap de façon générale.
Gabriel Weber promet d’être à l’écoute et d’agir avec les moyens qu’il a pour que les Behrinois puissent être entendus.


