Sarreguemines : Dernier service au restaurant "À l’Ange gourmand" qui ferme, faute de personnel
Souvent complet, une cuisine appréciée des clients et une ambiance familiale : tous les ingrédients étaient là pour que le restaurant « À l’ange gourmand » perdure. Mais Christine et Philippe Bouring ont décidé de fermer définitivement. Nous les avons rencontrés sur place pour leur dernier jour.
Son N°1 - Dernier service au restaurant "À l’Ange gourmand" qui ferme, faute de personnel
-Est-ce que vous avez fait votre choix messieurs dames ?
-Oui, ce sera deux plats du jour.
Ces mots, Christine ne les prononcera plus, désormais.
On a quand même un petit peu la boule au ventre, au niveau émotion ça va être quand même fort. Des fois, ce sont plus que des clients, ils sont devenus des amis, et c'est ça qui est le plus difficile.
Des clients fidèles et réguliers
Et lorsqu’on tend le micro aux clients, on comprend pourquoi ce dernier service est particulièrement difficile.
-Je me sens chez moi, c'est agréable, il n'y a pas beaucoup de tables, il y a une intimité lorsqu'on vient.
-La cuisine traditionnelle, l'ambiance, tout le monde est sympa.
-On n'était pas trop souvent ici, mais chaque fois qu'on était là, on n'était pas déçu.
-Déjà l'accueil, et puis la cuisine quoi !
Tous les jours, des clients allemands viennent savourer les bons plats. Pour la dernière, le chef Philippe propose des tagliatelles au saumon.



Stéphanie est venue en profiter avant la fermeture.
Pour moi, c'est triste que ça soit la dernière fois, c'est même une catastrophe selon moi.
Un manque de personnels motivés
Après 6 ans et 3 mois, l’aventure s’arrête, mais pour quelle raison ?
-C'est uniquement par manque de personnel, et non par manque de clients. On devrait être 5 alors qu'on travaille à 2, parfois 2 et demi.
-Les gens viennent mais ne restent pas, s'ils viennent le lendemain ils ne sont plus là. Ce qu'on a du mal à trouver, ce sont des gens motivés, qui ont un esprit d'équipe.
Le restaurant était déjà passé de 40 à 30 couverts ces dernières semaines pour assurer les services. L’adresse sera donc mise en vente prochainement. Le chef Philippe est lui déjà démarché par d’autres structures.




