La capitaine Gaëlle Placet prend officiellement la tête de la compagnie de gendarmerie de Forbach
Les 116 militaires qui composent la compagnie de gendarmerie de Forbach sont sous les ordres d’une trentenaire, originaire des Hauts-de-France. Son nom : Gaëlle Placet. Son grade : capitaine. Son nouveau poste, commandante de compagnie, demande de la rigueur et de l’investissement puisqu’en 2025, 2 700 crimes et délits ont été commis sur ce territoire.
Son N°1 - La capitaine Gaëlle Placet prend officiellement la tête de la compagnie de gendarmerie de Forbach
-Capitaine Placet, prenez votre commandement !
-Compagnie de gendarmerie départementale de Forbach, à mon commandement, reposez, arme !
Si la capitaine Gaëlle Placet est affectée à ce nouveau poste depuis le 1er août, la cérémonie d’installation vient de se dérouler en début de semaine.
C'est un honneur, c'est un jour exceptionnel en ce qui me concerne.
C’est un nouveau défi qui l’attend et qu’elle est prête à relever à 34 ans.
Mon objectif numéro un, c'est d'être à la hauteur de mes hommes, et d'être à la hauteur de mes responsabilités, mais également d'arriver à faire face à certains phénomènes de délinquance : je pense aux violences faites aux femmes, aux violences sur les mineurs, et plus largement la lutte contre le narcotrafic.


Des sciences du corps humain à une compagnie de gendarmerie
J'ai réalisé des études universitaires dans le domaine de l'anthropologie biologique et de l'archéologie préventive. Après avoir fait une rencontre particulière qui m'a permis de savoir que la gendarmerie était aussi ouverte aux profils scientifiques, j'ai intégré l'école des Officiers, réalisé un premier temps de commandement au sein de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, en tant que cheffe du Département d'anthropologie hématomorphologie.
Son profil est donc très intéressant comme le souligne le général André Gastebois, chef des gendarmes mosellans.
Elle a, jusqu'ici, vu les enquêtes au travers du laboratoire. En venant ici, et en commandant ces hommes, elle va découvrir la vision, je dirais, plus police judiciaire, plus humaine, de l'enquête. Quand elle aura fini son temps de commandement, elle repartira peut-être vers l'IRCGN avec une vision autre.
Lors de son discours, le général a décrit la capitaine comme une femme curieuse, exigeante et méthodique.


