Sarreguemines : Des permanences "harcèlement" mises en place pour les enfants de la ville
Un an après le suicide de la petite Sara à Sarreguemines, la ville ouvre des permanences « harcèlement ». Depuis le mois de septembre, le Programme de Réussite Educative propose une permanence d’écoute et d’informations sur le harcèlement à la Maison de quartier de Beausoleil. Deux professionnelles en ont la charge.
Son N°1 - Des permanences "harcèlement" mises en place pour les enfants de la ville
C’est tout nouveau, on est là depuis septembre et on essaye de proposer une présence, une écoute, des conseils, un accueil chaleureux pour les enfants, les familles ou tout parent soucieux du bien-être de son enfant.
Les services de la ville de Sarreguemines souhaitaient mettre quelque chose en place pour lutter contre le harcèlement. Le drame du décès de la petite Sara, victime de harcèlement scolaire qui a mis fin à ses jours à l’âge de 9 ans le 11 octobre 2025, a renforcé ce sentiment.
Ça questionne : qu’est-ce qu’on a loupé ? Qu’est-ce qu’on aurait pu faire ? Qu’est-ce qu’on aurait pu proposer de mieux ? Forcément que ça a eu un impact quand même.
Virginie Weisse est coordinatrice du programme de réussite éducative auprès du CCAS. Avec elle, c’est Anaëlle Szczesnowski qui assure les permanences pour les personnes concernées.
Elles peuvent venir sans rendez-vous, juste pousser la porte ou passer un coup de téléphone, c’est vraiment comme elles se sentent à l’aise. Principalement, c’est comprendre « qu’est-ce qui se passe ? », « comment l’enfant se sent ? », « est-ce que tout va bien à la maison ? à l’école ? dehors ? ». Essayer de lui apporter écoute, soutien, et trouver des solutions ensemble.
Les enfants, leurs proches, parents ou grands-parents peuvent pousser la porte de la Maison de quartier de Beausoleil une semaine sur deux les mardis après-midi.
Cette cellule, en l’occurrence est dans le cadre du Programme de Réussite Educative (PRE) financé par l’Etat et la politique de la ville. Majoritairement, c’est pour les enfants et les familles qui sont dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV). Sur cette thématique propre, on ne va pas fermer la porte parce que l’enfant n’est pas dans le quartier. On accueillera, on écoutera et on orientera les familles et l’enfant au mieux.
Notez que l’équipe peut également se déplacer au domicile des familles touchées par le harcèlement.
Les permanences d'écoute
Où ? A la maison de quartier de Beausoleil
Quand ? Les mardis de 15h à 18h (3 et 7 novembre 2026 ; 1 et 15 décembre 2026).
Contact : Anaëlle au 06 83 91 31 16


