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A l'hôpital Robert Pax, le service de radiologie est un secteur clé face au COVID-19

A l'hôpital Robert Pax, le service de radiologie est un secteur clé face au COVID-19

Photo : Margot Benabbas

Depuis le début de la crise du coronavirus, la radiologie est l’un des secteurs clés de l’hôpital. A Robert Pax, à Sarreguemines, nous sommes allés découvrir le quotidien des manipulateurs radio.

Damien Clerc, cadre supérieur de santé du pôle médico-technique, nous a fait visiter un service qui est devenu plus qu’essentiel avec l’épidémie de coronavirus. La radiologie a dû s’adapter pour accueillir plus de patients et dans des conditions d’hygiène renforcées.

On tourne entre 30 et 50 scans pour le COVID par jour. L'idée, c'était de ne pas trop ralentir le rythme par rapport aux urgences, donc il fallait à la fois assurer la sécurité et l'hygiène tout en essayant d'être le plus rapide. Et donc les temps de décontamination entre deux patients plus ils sont courts mieux c'est. Donc on a utilisé des plastiques pour protéger le scanner et on a un risque de contagion qui est vraiment maîtrisé. 

Pour accueillir les patients, 2 circuits ont été mis en place : 1 circuit non COVID et 1 circuit COVID avec une salle de scanner et une salle de radio dédiées aux personnes positives au coronavirus. A l’intérieur de ces salles, Quentin Leibfried, manipulateur radio, nous explique que le personnel a été divisée en 2 équipes.

Une équipe qui va surtout être auprès du patient pour l'installer, le questionner, vraiment qui va être auprès du patient aussi pour le rassurer parce que c'est des patients qui sont aussi un peu anxieux. Et une partie de l'équipe qui va rester derrière la console, qui va gérer son protocole d'examen et communiquer avec le radiologue. 

''On vivait cette épidémie comme une bataille"

Pour faire face à la crise, tout le personnel de radiologie a été redéployé pour gérer le COVID. Un personnel motivé à combattre la maladie. L'équipe a même accepté d'autres missions comme le filtrage de l'entrée ou encore aider à la chambre mortuaire et donner un coup de main aux aides-soignants. 

On vivait vraiment [au moment le plus fort de la crise] cette épidémie comme une bataille et c'était quand même assez dur pour nous que ce soit moralement ou physiquement mais surtout moralement parce qu'on ne voyait que des gens passer qui étaient très malades. 

Heureusement, selon les deux professionnels, ça fait plusieurs jours que le nombre de cas a diminué à l’hôpital.

Le scan pour dépister les cas de COVID-19

Les 28 manipulateurs radio, 11 secrétaires, 8 radiologues, les ASH ou encore les brancardiers se battent au quotidien depuis le début de l'épidémie pour faire tourner le service de radiologie qui est devenu un secteur clé dans la lutte contre le coronavirus. Les scanners sont utilisés pour dépister les patients.

Damien Clerc : L'imagerie c'est un rôle central dans le diagnostic des patients qui arrivent aux Urgences. Là on a quand même des images qui sont caractéristiques pour les personnes qui ont déjà une gêne respiratoire où on est capable grâce au scanner de tout de suite voir si le patient est positif au COVID

Quentin Leibfried : Et ça va aussi permettre de visionner l'état général du poumon. Et en fait, cet état général ça va permettre aussi d'orienter le patient s'il va retourner chez lui à domicile ou s'il va être hospitalisé donc on va voir le degré de sévérité de la maladie sur le poumon.

Selon Damien Clerc, quand l’image du scanner est positive au COVID 19, le résultat est fiable entre 91 et 97%. Mais attention cette technique n’est utile que quand les patients ont des symptômes pulmonaires.

''Pas d'hosto sans radio''

 Si la crise du COVID a bien prouvé quelque chose à l’hôpital : c’est que la radiologie est un secteur essentiel.

On a souvent eu avant la crise un contexte où les manip radio essayaient d'être plus reconnus, de faire comprendre qu'il n'y a pas d'hosto sans radio. Et là, cette crise a vraiment rendu plus que légitime tous les discours des manip où on sait qu'on a un rôle dans chaque lutte. 

Damien Clerc espère qu’à la fin de la crise, le rôle des manipulateurs radio ne sera pas oublié.

Margot Benabbas

| jeudi 9 avril 2020 à 18:53 - Mise à jour à 19:44

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