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Pass sanitaire dans les hôpitaux : ''Des contraintes supplémentaires et pas de moyens''

Pass sanitaire dans les hôpitaux : ''Des contraintes supplémentaires et pas de moyens''

Un préavis de grève a été déposé jeudi dernier chez SOS Santé par le syndicat FO. Les agents ont notamment été présents à la manifestation qui avait lieu dans l’après-midi à Metz contre le pass sanitaire.

Son N°1 - Pass sanitaire dans les hôpitaux : ''Des contraintes supplémentaires et pas de moyens''

Marc Reisdorf, délégué syndical central FO groupe SOS et technicien à l’hôpital de Forbach.

Quel est le problème avec la mise en place du pass sanitaire dans les hôpitaux ?

Le problème avec la mise en place de ce pass sanitaire dans les hôpitaux est tout simple : c'est des contraintes supplémentaires, du travail supplémentaire et pas de moyens. On en revient à ce qu'on dit depuis des années. Quand on nous demande de faire des missions en plus faudrait peut-être qu'on pense à nous filer les moyens qui vont avec. 

Comment ça se passe à l’hôpital de Saint-Avold et dans les maisons de retraite du secteur ?

C'est tout simple, c'est une obligation de contrôle de l'ensemble des gens qui arrivent sur nos sites. Je vous donne un exemple d'aberration qui a été engendré par ce pass sanitaire. Lorsque vous avez deux personnes qui arrivent. Une vient pour consultation médicale et un accompagnant, on contrôle l'accompagnant et pas celle qui vient en consultation. Dans les maisons de retraite on contrôle tous les gens qui rentrent et qui sortent et derrière on n'a pas la possibilité de vérifier si le pass sanitaire qu'on nous présente est le bon. On n'a pas la possibilité de vérifier l'identité des gens, ce n'est pas permis. Ce n'est pas notre boulot et ce n'est pas notre rôle. 

Selon vous ce n’est pas au personnel de « courir après le pass sanitaire » d’autant que vous êtes en manque d’effectif ?

Exactement. On manque déjà de bras, on manque de monde, on manque de gens qualifiés, d'infirmiers et d'aides-soignants. C'est très très compliqué dans certains services dont on a dû fermer des parties faute de personnel. Donc nous donner du travail supplémentaire c'est derrière nous donner les moyens et tenir compte de l'état dans lequel nous sommes actuellement. Et ce n'est absolument pas ce qu'on a fait. C'est à nouveau l'hôpital qui est en première ligne mais pour des missions qui ne sont absolument pas les siennes.

Qu’est-ce qui explique ce manque d’effectif ?

Il y a le résultat du COVID, certaines personnes ne sont toujours pas revenues suite à des infections COVID très très costauds. Je signale quand même que nous avons eu parmi nos camarades des gens qui sont décédés. On a en plus une partie du personnel qui est en congé, il faut bien à un moment donné qu'il se repose. Il y a une partie du personnel qui a démissionné parce que clairement certaines jeunes infirmières nous ont dit "stop" avec ce métier parce qu'au vu des différentes responsabilités qu'on a, vu le salaire qu'on a et les conditions dans lesquelles on travaille, on préfère changer de métier. Et puis il y a surtout beaucoup de gens qui sont partis direction au-delà de la frontière où les salaires sont nettement plus intéressants mais surtout les conditions de travail. On travaille avec des taux d'encadrement qui sont nettement plus importants que ce qu'on trouve en France. Tout ça fait qu'on se trouve aujourd'hui dans des situations très compliquées. Mais pas que nous. Nos collègues du public également. Derrière ça va forcément se répercuter sur sur le fonctionnement de l'hôpital et la prise en charge des malades.  

Avec le manque de personnel y a-t-il des services qui tournent "moins bien" ? 

Ils fonctionnent pas moins bien parce que les personnels qui sont sur le terrain ont toujours à coeur de faire correctement leur travail. Ils fonctionnent pas moins bien mais on a moins de place. Je vais vous donner un exemple. On a un service actuellement de chirurgie sur Saint-Avold où il n'y a que la moitié du pôle qui est ouverte faute de personnel. 

Margot Benabbas

| lundi 23 août 2021 à 08:26 - Mise à jour à 09:22

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