« Pères en Colère » : l’association se mobilise pour dénoncer les inégalités de partage de la garde des enfants
Ce samedi, plus d’une quinzaine de personnes ont répondu à l’appel de la jeune association « Pères en Colère ». Une mobilisation avait lieu sur la place Sibille à Sarreguemines. Sur place, les parents d’enfants séparés pointaient du doigt les décisions de justice liées à la garde d'un enfant, mais également une inégalité de partage entre les pères et les mères.
Son N°1 - « Pères en Colère » : l’association se mobilise pour dénoncer les inégalités de partage de la garde des enfants
La séparation d’un couple peut devenir très problématique, notamment lorsqu’il faut départager la garde des enfants. Francesco Danna est le co-fondateur de l’association « Pères en Colère ».
Il y a, chaque année, 120 000 enfants qui ne voient plus l’un des deux parents. À raison de deux tiers d’hommes, d’où le nom de l’association, mais aussi, il ne faut pas oublier, qu’il y a un tier de femmes qui ne voient plus leurs enfants.

Pour lui et les membres de l’association, certaines inégalités de sexe peuvent persister lors du partage de la garde des enfants.
Dans 80 à 85% des cas, automatiquement, c’est la mère qui reçoit la garde. Pour moi, c’est une forme d’injustice. Au nom de l’égalité homme-femme, il y a, aujourd’hui, plein de pères qui savent très bien s’occuper de leurs enfants, donc, il faut s’adapter aux mœurs.
Les décisions de justice dénoncées par les manifestants
Les décisions et la lenteur de la justice sont aussi pointées du doigt.
Il y a des jugements qui ne sont pas respectés, comme la non-présentation d’enfant, qui est un délit. À côté de ça, il y a des avocats qui se renvoient la balle, il y a des audiences qui sont reportées, et nous, on se retrouve, père ou mère, à ne plus voir nos enfants pendant un an et demi, voir deux ans.
Touchée par les conflits que peuvent entraîner la garde d’un enfant au sein d’un couple séparé, une passante estime que les décisions juridiques sont trop drastiques.
C’est très compliqué pour les enfants qui en souffrent beaucoup. Je pense qu’il faut essayer d’extraire les enfants de ces situations, dans un premier temps, et ensuite, qu’il y ait une garde alternée. C’est la meilleure des solutions, que ce soit pour le papa ou la maman, et même pour les enfants.
Le sujet de l’aliénation parentale, trop souvent présente, est également mis en avant par l’association. D’ici quelques semaines, les membres de l’association comptent se mobiliser devant le palais de justice pour que leur colère soit entendue auprès des juges.


