Sarreguemines : La maison d’arrêt totalement bloquée pour dénoncer la surpopulation carcérale
Les prisons françaises attendent toujours des réponses de l’État face à la surpopulation carcérale. D’après les données officielles les plus récentes, il y a plus de 87 000 personnes détenues pour une capacité inférieure à 63 500 places. La problématique n’échappe pas à la maison d’arrêt de Sarreguemines et a poussé les agents pénitentiaires affiliés au syndicat UFAP-Unsa Justice à répondre au mouvement national lancé ce lundi.
Son N°1 - La maison d’arrêt totalement bloquée pour dénoncer la surpopulation carcérale
Face aux réponses manquantes de l’État, la grève a pris un nouveau virage comme l’explique Faouzid Kolli, secrétaire local UFAP-Unsa Justice.
Alors aujourd'hui on a décidé de taper fort sur Sarreguemines. C'est-à-dire que personne ne rentre, vraiment personne, aucun mouvement. Que ce soit les parloirs, que ce soit les livraisons, que ce soit les intervenants extérieurs, le sport, tout ça. C'est un message qu'on envoie au niveau de la direction.
Si la mobilisation monte d’un cran, c’est notamment que peu de choses ont changé depuis le 14 novembre dernier, date de la dernière manifestation. A l’époque, ils étaient 115 détenus pour 60 places.
On a de la chance de pouvoir avoir de bons liens avec les tribunaux c'est-à-dire qu'is arrivent à transférer des détenus sur d'autres structures quand vraiment on est en souffrance mais comme je l'ai expliqué quand on est à 110, on ne peut pas s'estimer heureux. Et on aimerait que les politiques prennent ce sujet un petit peu plus au sérieux qu'il est fait à l'heure actuelle.
Cette surpopulation a des conséquences et augmente le risque d’agression des agents qui peinent à voir de nouveaux collègues arriver. Dans le Grand-Est, 500 postes sont vacants.
C'est pas le recrutement forcément qui pose problème, c'est beaucoup de personnes passent le concours et ensuite quand ils voient la réalité du terrain, c'est là qu'ils changent de fonction. Et je pense que quand ça ira mieux dans nos détentions, on pourra espérer garder toutes ces personnes là qui sont formées.
En mars dernier, les agents pénitentiaires du centre de détention voisin, à Oermingen, réclamaient le retour des heures supplémentaires pour faire face au manque de personnel.


