Bitche : En cuisine et en salle, les demandeurs d’emploi testés en situation réelle à l’Albatros
Demandeurs d’emploi et recruteurs ont pu se découvrir en conditions réelles hier à Bitche. Pour le service de midi, un restaurant éphémère a vu le jour dans un vrai établissement : l’Albatros au golf de Bitche. Sur place, une dizaine de demandeurs d’emploi ont fait la cuisine et assuré le service pour séduire des restaurateurs qui recrutent.
Son N°1 - En cuisine et en salle, les demandeurs d’emploi testés en situation réelle à l’Albatros
En cuisine, 5 personnes sont en pleine confection de plats pour midi. Polenta, ballotine de volaille ou encore soupe aux fraises sont réalisées par les 2 professionnels et 3 novices… Laetitia Bour est conseillère entreprise à France Travail.
On a des personnes, donc, qui sont qualifiées sur le métier et d’autres qui sont novices ou autodidactes. Donc elles sont vraiment dans la mise en situation même, au niveau de la cuisine et au niveau du service. Sur les métiers de cuisinier, commis de cuisine, second, aide de cuisine et service en salle.
Ici, pas de CV, ce sont les savoir-être qui sont jugés. Pas de quoi impressionner Anthony qui connait le métier. Ses avantages et ses inconvénients…
Savoir se lever le matin, savoir se coucher le soir tard, il y a une coupure… Et, quand on aime le métier, on n’a pas le choix ! Pour moi, c’est pas un métier c’est une grande passion.

Laura, qui vient de Soucht découvre aujourd’hui le stress en cuisine.
Ça va ! J’ai encore du mal avec l’épluchage comme je suis gauchère et je fais pas souvent la cuisine, j’essaye de m’y mettre.
Plutôt qu’aide cuisine, la jeune femme de 26 ans envisage peut-être de trouver du travail en « service en salle ».

Les restaurateurs en recherche de talents
Avec eux dans la cuisine, Véronique Tinnes, la gérante des lieux, garde un œil sur les potentielles recrues.
J’ai un œil observateur dessus ! Et il y a de bons éléments aussi.
La restauratrice admet être toujours en train de recruter, et salue l’initiative du jour, tout comme Yannick SUSS, chef du restaurant « La Petite Suisse » à Éguelshardt.
-C’est pas mal pour confronter les personnes, par rapport à leurs compétences et tout ça. C’est vraiment bien ! -Véronique Tinnes
-Ah c’est le meilleur cas de figure, de voir si quelqu’un vaut le coup, si quelqu’un tient la route, si quelqu’un sait faire la popotte. Et aussi travailler en équipe parce qu’il y a aussi ce volet équipe. Quand on parle de restauration, notamment en cuisine, on parle de brigade. Et dans les brigades, il y a l’importance du collectif entre les différents postes : chaud, froid, dessert, etc.
Avant le recrutement le challenge est de taille : faire à manger à la dizaine de restaurateurs présents et aux élus.



