Rémi, frigoriste, un métier aux multiples facettes

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Rémi, frigoriste, un métier aux multiples facettes

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Épisode du jeudi 13 août 2026 à 11:10

Rémi, frigoriste depuis 10 ans. Technicien dans l'entreprise Dorkel à Rimling. 

 

En quoi consiste le métier de frigoriste ? 

C'est la maîtrise de la manipulation des fluides frigorigène. Ce sont beaucoup de thermes pour dire que l'on entretient, on répare, et nous mettons au point tous les systèmes frigorifiques. Ça peut aller de la grosse chambre froide, comme dans les supermarchés ou les industries. Les refroidissements des lignes de production en industrie, mais aussi la clim, pompe à chaleur chez le particulier.  

 

C'était une vocation ? 

Pas du tout. Ça fait maintenant 10 ans que je fais ce métier, après plusieurs années d'armée. J'ai quitté l'armée en 2010, puis j'ai fait une petite période en usine en intérim. Après cela, j'avais envie d'avoir de nouveau un métier concret en main, et je me suis rendu compte que le métier de frigoriste pourrait me plaire.  

 

Qu'est-ce qui te plaît dans ce métier ? 

Beaucoup de choses. Le côté polyvalent du métier, on touche à plein de domaines différents... l'électricité, aux fluides frigos, au domaine hydraulique...

Moi, je suis dépanneur, dans la société ou je travaille, je n'ai pas de journée type, ce n'est pas routinier. 

 

Quels parcours tu as suivi ? 

Pour moi, c'est une reconversion. Dans l'armée, j'avais déjà un métier technique puisque j'étais mécanicien pour les avions. Donc j'étais déjà intéressé par tout ce qui était technique. J'ai fait une reconversion via l'AFPA de Metz, la formation dure 8 mois, ou nous apprenons les rudiments du métier.  Ensuite, on se forme sur le terrain. 

 

Quels sont les avantages et les inconvénients ?  

Pour les avantages, il y a une sorte de sécurité de l'emploi. Par ce que nous ne sommes pas nombreux et c'est un métier qui est extrêmement recherché. Il y a beaucoup de demandes et il y a très peu de techniciens. 

Un autre avantage, c'est le salaire. Comme tout le monde, quand on sort de l'école ou de centre de formation, on commence au bas de l'échelle. Mais on gravit très vite les échelons, les paies montent assez vite si on s'est prouvé qu'on le mérite. 

Pour l'inconvénient, il ne faut pas compter ses heures. Quand on est en dépannage, le 8h-17h, ce n'est pas envisageable. 

 

Une anecdote ? 

Quand je bossais dans le froid commercial, je suis resté bloqué entre le plafond d'une chambre froide et une dalle de béton. Il y avait du boulot à faire au-dessus du plafond de la chambre froide, il y a une autre entreprise qui est arrivé pour travailler juste au-dessus de la trappe où je sortais et rentrais. Comme la trappe était du coup inaccessible, j'y suis resté toute la journée. Il ne faut pas être claustrophobe. 

 

Un conseil ? 

Se lancer les yeux fermés. Si on est bosseur, consciencieux, et que vous n'avez pas peur de faire des heures supplémentaires, c'est un métier extrêmement enrichissant qui ouvre beaucoup de portes. J'ai un copain qui est frigoriste sur un chalutier par exemple. 

 

 


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