Du métal à l’œuvre d’art : le parcours d’Emmanuel, artisan d'art

Les rencontres de la Mélodie Family

Du métal à l’œuvre d’art : le parcours d’Emmanuel, artisan d'art

Chargement

Épisode du jeudi 8 janvier 2026 à 11:10

Emmanuel Dautremont est artisan d’art et créateur, spécialisé dans le travail du métal.

 

Peux-tu nous décrire ton métier en quelques mots ?

Je suis artisan d’art. J’ai obtenu un label de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat. Je dessine et je crée du mobilier sur mesure, principalement inspiré de l’Art nouveau.

 

Quelles matières utilises-tu ?

Je réalise du mobilier et des objets de décoration Art nouveau. Ce qui m’intéresse avant tout, c’est de jouer avec la couleur des métaux. Je les vernis pour conserver leur aspect brut.
L’acier est la base de mon travail : il constitue la structure. J’y ajoute ensuite du cuivre, du laiton ou de l’aluminium. Ces associations créent des contrastes de couleurs que je trouve très nobles.

 

Comment naissent tes idées ?

Je m’inspire beaucoup de livres spécialisés sur l’Art nouveau. Je suis aussi très attaché à Nancy. Dès que je peux, je m’y promène, notamment dans les rues où l’on trouve des portails et des grilles Art nouveau.
Il y a aussi le numérique aujourd’hui : Pinterest et d’autres plateformes permettent de découvrir beaucoup de choses. L’idée n’est jamais de copier, mais de s’inspirer pour créer quelque chose de nouveau.

 

Une fois l’idée trouvée, comment travailles-tu ?

J’arrive assez facilement à visualiser mes objets en trois dimensions. Je commence tout de même par un croquis sur papier, au format A4.
Ensuite, je réalise un dessin à l’échelle 1, sur du papier kraft scotché au mur. Cela me permet de bien voir les proportions et de prendre du recul.
Je place ensuite ce dessin directement dans l’atelier, et je façonne le métal en suivant le tracé. Tout est ajusté à partir du plan.

Tes créations sont-elles uniques ?

Oui, chaque pièce est unique.

 

Peut-on tout faire avec le métal ?

Non, il y a des limites. Le métal impose des contraintes, et il faut parfois trouver des astuces pour les contourner ou les masquer.

 

Ces contraintes influencent-elles ta créativité ?

Oui, et parfois de manière frustrante. Je suis à la fois le dessinateur et le fabricant. Je ne peux pas me permettre de tout imaginer sur le papier si je sais que je ne pourrai pas le réaliser ensuite à l’atelier.

 

Quel est le but de ton travail, au-delà de l’objet ?

Mon objectif est de créer des pièces qui soient à la fois utiles et décoratives. Une rampe d’escalier, une lampe… des objets qui servent, mais qui apportent aussi une vraie harmonie visuelle.
Je travaille beaucoup les courbes et les couleurs. En chauffant le métal au chalumeau, on peut créer des oxydations, des bleus, des reflets irisés. On pense souvent que le métal est froid, mais il peut être très chaleureux.

Tu apportes donc de la douceur au métal ?

Oui, par les couleurs, mais aussi par les formes. Les courbes donnent une vraie douceur à la matière.

 

Tu collabores avec le musée Lalique ?

Oui, je suis fournisseur du musée Lalique depuis deux ou trois ans. J’ai repris une sculpture de René Lalique appelée La Femme ailée, réalisée à l’origine pour l’Exposition universelle.
J’en ai fait une version miniature, d’abord pour moi, puis je l’ai proposée au musée. Le projet a été accepté. Aujourd’hui, je réalise des miniatures d’environ 15 centimètres, inspirées de l’œuvre originale exposée au musée.

 

Comment peut-on te contacter ?

J’ai une page Google pour être visible, même sans réseaux sociaux. Je suis aussi présent sur les réseaux, et je participe régulièrement à des expositions.

 

 https://www.facebook.com/profile.php?id=100063636695729 

 

Photos : Emmanuel Dautremont et Radio Mélodie 


Un site fièrement propulsé par