Thomas : poursuivre l’aventure familiale

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Thomas : poursuivre l’aventure familiale

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Épisode du jeudi 15 janvier 2026 à 11:05

Vous l'entendez souvent sur Radio Mélodie, le garage Diho, c'est à Loupershouse. On est aujourd'hui avec Thomas pour découvrir un petit peu les coulisses du garage.

Thomas, tu as plusieurs casquettes, notamment celle de gérant.

Oui, c'est ça.

Au décès de mon papa, j'ai repris l'aventure, accompagné de mon frère et de ma mère.

C'est vraiment une histoire de famille, ça date depuis quand ce garage ?

Alors le garage, il a 50 ans, il a été créé dans les années 70 par mes grands-parents.

De reprendre le flambeau, ça t'est venu tout naturellement ou t'avais peut-être d'autres projets quand t'étais plus jeune ?

Alors dans la vie, j'avais d'autres projets. Je suis pompier volontaire. Je m'orientais plus vers le concours de la douane où je devais rentrer en école. Et suite au décès de mon papa, ça s'est posé naturellement. J'ai repris l'aventure avec mon frère et ma mère.

Tu n'étais pas du tout formé pour ça au départ ?

Non, je n'ai pas du tout été formé pour la mécanique. Après, j'ai la chance d'avoir une équipe qui est là depuis longtemps.

Tout mon personnel est formé, ils ont continué à nous suivre. Ils suivaient déjà mon grand-père pour certains, mon père. Et maintenant, ils nous suivent nous et j'ai une équipe qui est formée, soudée et qui est en place depuis de nombreuses années.

C'était quoi le plus compliqué quand tu as repris le garage ?

Alors le plus compliqué, c'est que je n'ai pas eu de passation. Et en fait, c'était vraiment l'inconnu. C'était vraiment une nouvelle aventure, un domaine que je ne maîtrisais pas.

Je fais beaucoup de dépannage, donc tout ce qui est poids lourd, dépanneuse, de mon vécu, je sais m'en occuper. Par contre, toute la partie gestion, tout ça, c'était quelque chose de nouveau.

Est-ce que tu as dû suivre des formations depuis que tu as repris le garage ?

Je me suis formé à plusieurs reprises sur les véhicules électriques.

Tu me disais, toi, tu fais aussi beaucoup de dépannage.

 On récupère tout ce qui est véhicule inférieur à 3,5 tonnes. On a aussi une activité de fourrière départementale.

On travaille avec de nombreuses assistances et assurances. On fait du dépannage 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Le cœur du métier de dépanneur, c'est qu'on part à n'importe quel moment. Il n'y a pas de routine.

C'est vraiment de l'imprévu. Maintenant, tu peux être appelé ?

Ça se trouve, dans deux minutes, mon téléphone sonne et je pars.

Côté vie perso, il n'y a pas trop de vie perso à ce moment-là.

La vie perso, oui, on ne va pas dire que c'est compliqué. J'ai quelqu'un dans la vie qui me soutient depuis longtemps, avec qui on est heureux et épanoui. Mais c'est vrai que la vie perso, le travail, prend du temps.

Est-ce que tu as une histoire qui t'a marqué, un dépannage hors du commun ?

En fait, il y a plein de petites anecdotes, que ce soit aussi bien à l'atelier qu'en carrosserie. Je prends une anecdote en carrosserie. Mon père a une fois eu un client qui voulait peindre son petit avion. J'ai encore l'image de quand j'étais plus jeune, je marchais dans le garage et je vois mon carrossier, qui est toujours en poste aujourd'hui, qui était en train de peindre un ULM. C'est quelque chose de bizarre, c'est un peu hors du commun.

C'est pas un peu dur de travailler tous les jours avec son frère et sa mère ?

 Je sais pas, moi j'estime que non, pas du tout. Je me suis toujours très bien entendu avec mon frère. On a toujours été complices, aussi bien dans les bêtises que dans la vie de tous les jours. On est animés par la même passion, donc ça ne peut que fonctionner.

Si tu pouvais conseiller ce métier à des jeunes qui aimeraient se lancer, tu leur dirais quoi ?

J'ai régulièrement des apprentis qui viennent. Si je peux conseiller quelque chose aux jeunes d'aujourd'hui, c'est vraiment d'avoir de la rigueur. C'est des métiers qui ont été un peu délaissés. Ce n’étaient pas des métiers qui faisaient rêver. Donc si quelqu'un veut se lancer là-dedans, il faut qu'il soit passionné, motivé et rigoureux. Et j'en parle de même pour la carrosserie. Pour les élèves en carrosserie, pareil, il faut vraiment être passionné, il faut aimer ce qu'on fait, avoir le goût du travail bien fait, et surtout de la motivation et de la rigueur.

Est-ce que tu te vois faire autre chose maintenant ?

Pas du tout, je ne me verrais plus du tout faire autre chose. C'est vraiment maintenant ce qui m'anime.

En tout cas, t'as le sourire quand tu le dis.

 Ah oui, ah oui, ah oui, j'en suis un peu fier. Je suis très fier d'avoir repris l'aventure avec mon frère et ma mère.

Je m'investis beaucoup et vraiment, c'est épanouissant.

 


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