Caporal Schwartz : sapeur-pompier professionnel au cœur de la caserne de Sarreguemines

Les rencontres de la Mélodie Family

Caporal Schwartz : sapeur-pompier professionnel au cœur de la caserne de Sarreguemines

Chargement

Épisode du jeudi 26 février 2026 à 11:00

Le caporal Schwartz Jonathan, et caporal des sapeurs-pompiers à la caserne de Sarreguemines. Il va nous parler de son métier, de son parcours et des valeurs qui l’animent au quotidien.

 

Pouvez-vous nous rappeler simplement quel est le rôle premier d’un pompier ?


Notre rôle principal est de porter assistance à la population, mais aussi de protéger les biens, les animaux et l’environnement.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?

Très jeune, j’ai baigné dans l’univers des pompiers grâce à mon père, qui était sapeur-pompier volontaire, ainsi qu’à mon parrain. J’ai pu assister aux départs en intervention et observer la rigueur et la discipline que demande ce métier. Cela m’a naturellement donné envie de m’engager.


Quel a été votre parcours pour devenir sapeur-pompier professionnel ?

J’ai passé le concours de caporal de sapeur-pompier professionnel il y a un an. Il comprend de longues épreuves écrites, des épreuves sportives, puis un entretien devant un jury.


Est-ce que tous les pompiers peuvent intervenir sur des interventions animalières ?


De base, tous les pompiers reçoivent une formation générale : incendie, secours à personne et secours routier. Lorsque les interventions sont plus complexes, notamment dans le domaine animalier, on fait appel à des spécialistes, appelés référents, qui prennent alors la main sur l’intervention.


Votre métier implique souvent l’urgence. Existe-t-il une journée type à la caserne ?


Oui, la journée commence à 8 heures par le rassemblement. Ensuite, nous procédons à la vérification des engins et du matériel. S’il y a des anomalies, elles sont immédiatement signalées. À 9 heures, nous nous retrouvons de nouveau, puis nous restons disponibles pour les éventuelles interventions.


Y a-t-il des femmes à la caserne de Sarreguemines ?


Oui, il y a du personnel féminin à l’unité opérationnelle de Sarreguemines. Elles sont formées exactement comme nous, que ce soit pour l’incendie, le secours routier ou le secours d’urgence aux personnes.


Quelles sont, selon vous, les qualités indispensables pour exercer ce métier ?


Il faut être motivé, rigoureux, discipliné et surtout à l’écoute des autres. Il est essentiel de prendre en compte les besoins des personnes que l’on secourt.


Comment gérez-vous le stress et la pression liés aux interventions ?


J’évacue cette pression grâce au sport.


Une intervention vous a-t-elle particulièrement marqué ?


Oui, être confronté à une personne sans vie. La première intervention de ce type reste gravée et ne s’oublie jamais.


Il y a aussi des moments plus heureux ?


Bien sûr. Lors des interventions graves, lorsque grâce à notre réactivité et à nos gestes nous parvenons à sauver une personne, on ressent une grande fierté. Un simple “merci” donne tout son sens à notre engagement.


Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier aujourd’hui ?


Le contact humain, l’aide apportée aux autres, mais aussi la technicité du métier. Nous nous formons en permanence, ce qui est très enrichissant.


Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui souhaite devenir sapeur-pompier professionnel ?


Il faut s’intéresser au métier et aimer l’activité physique. Il est possible de commencer comme jeune sapeur-pompier dès 12 ans ou comme sapeur-pompier volontaire à partir de 16 ans.


Comment voyez-vous l’évolution du métier dans les années à venir ?


Il est important de renforcer les effectifs, notamment par le volontariat et la filière professionnelle, car la population en a besoin.


Un dernier mot sur la prévention ?

La prévention passe par la formation aux gestes de premiers secours. Ces gestes, réalisés dans les premières minutes, permettent de sauver des vies.


Un site fièrement propulsé par