Joyce Colt Hermann, catcheur : dans les coulisses d’un sport spectaculaire

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Joyce Colt Hermann, catcheur : dans les coulisses d’un sport spectaculaire

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Épisode du jeudi 4 juin 2026 à 11:00

Joyce Colt Hermann, catcheur passionné. Il sera sur le ring samedi 6 juin à Woustviller, au complexe Leprince Ringuet. 

 

Comment le monde du catch est-il entré dans ta vie ?

Comme beaucoup de personnes, j’ai découvert le catch à la télévision, à l’époque où Canal+ et RTL9 diffusaient la WCW, avec Hulk Hogan, et d’autres grands catcheurs. Ça m’a tout de suite donné envie. J’étais aussi quelqu’un d’assez bagarreur, et ce sport m’a permis de me canaliser, d’apprendre des règles et d’éviter de me battre en dehors du ring. C’est vraiment en regardant la télé que l’envie est née.

 

Tu te souviens de la première fois que tu as vu un match de catch en vrai ?

Oui, c’était en 2008, à Montbronn. J’y ai rencontré Gilles de Dabo, qui avait un club à Dabo. Je suis allé m’entraîner chez lui et, après une dizaine de mois, il m’a fait monter sur le ring. J’avais déjà 24 ans, donc j’étais plus mature, je faisais déjà de la musculation, ce qui a facilité les choses. C’est là que j’ai commencé à être présenté au public.

 

As-tu des modèles de catcheurs qui t’ont inspiré ?

Oui, comme tout catcheur, j’ai des inspirations. L’Undertaker est celui qui m’a le plus marqué. J’aime beaucoup les personnages “du côté obscur”, les méchants. Mon personnage est un mélange d’Undertaker, Kane et Big Show.

 

On pense souvent au catch comme à un spectacle. Mais, concrètement, que se passe-t-il sur le ring ?

Le catch que nous pratiquons est du catch sportif, proche du catch américain. La différence, c’est que les Américains combattent plusieurs fois par semaine, donc ils ne peuvent pas se permettre autant d’impact que nous. Chez nous, les coups et les prises sont plus appuyés. On peut dire qu’il y a environ 30 % de spectacle (personnage, entrée, interaction avec le public) et 70 % de technique et de combat.

 

C’est un sport très physique. Comment t’entraînes-tu ?

Je fais environ 5 heures de musculation par semaine, ainsi que de la marche et du cardio. Le samedi, je m’entraîne à Dabo avec d’autres catcheurs pendant 2 à 3 heures pour travailler la pratique du catch.

 

Qu’est-ce que le catch t’apporte personnellement ?

C’est un rêve d’enfant que j’ai pu réaliser. Je pensais que ce ne serait jamais possible, notamment à cause du manque de clubs dans la région. Finalement, j’ai rencontré mon entraîneur, qui m’a transmis sa passion et m’a lancé. C’est une vraie passion, qui doit être vécue avec le cœur. Sinon, le lien avec le public ne fonctionne pas.

 

Penses-tu que le catch pourrait se démocratiser davantage ?

Oui, il s’est déjà beaucoup démocratisé ces dix dernières années, notamment avec des catcheurs comme John Cena. Ça plaît énormément aux enfants. Les Américains sont très axés sur le divertissement, mais chez nous, les enfants s’attachent aussi aux personnages. Et c’est toujours gratifiant de voir des jeunes venir demander des autographes ou des photos. Le public est notre énergie.

 

On peut dire que vous êtes un peu des super-héros ?

Oui, exactement. Des super-héros qu’on peut croiser dans la rue, accessibles et proches du public.

 

As-tu un mouvement préféré sur le ring ?

Oui, mon “finish”, le Colt Slam. J’attrape mon adversaire par le cou, je le soulève à environ deux mètres de hauteur et je l’écrase au sol.

 

Si tu pouvais affronter un catcheur célèbre, qui choisirais-tu ?

Hulk Hogan, sans hésiter. C’était une légende du catch. Rien que le rencontrer aurait était un honneur.

 

Quels sont tes titres personnels ?

J’ai été deux fois champion d’Europe FECS, et je détiens actuellement le titre. J’ai aussi été champion FWC et champion par équipe en Belgique.

 

Tu participes au gala de catch du samedi 6 juin à Woustviller. Peux-tu nous en dire plus ?

Oui, ce sera la 11e nuit du catch, avec 7 combats au programme : un match féminin, un match par équipe avec les Princes des Airs qui défendront leur titre, et un match pour le titre FWC avec le Dr Muller.
Je serai aussi en combat contre Légion Franck-Ride, un adversaire impressionnant (1m90, 140 kg), dans un match sans disqualification. Il pourrait y avoir des coups de chaise, de plateau… un match très intense !

 

Peut-on encore acheter des places le soir même ?

Oui, il y aura des places disponibles au guichet. N’hésitez pas à venir !

 

Photo : Joyce Hermann (en noir sur les photos) 


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