Épisode du jeudi 8 octobre 2026 à 11:20
Jérémy, pilote de drone passionné, a lancé son entreprise SolorDrone à Rohrbach-lès-Bitche en mai 2026, mettant son expertise au service de missions variées et innovantes.
Comment es-tu devenu pilote de drone ?
Pilote de drone, c’est vrai que c’est un métier très peu connu. Cela fait maintenant cinq ans que je pilote des drones, mais plutôt dans un cadre de loisirs, principalement lors de mes voyages. À la fin de mes études, j’ai eu un déclic et je me suis dit : pourquoi ne pas faire de cette passion un vrai métier ? J’ai découvert que c’était un domaine en pleine expansion et évolution, alors je me suis renseigné.J’ai ouvert récemment, depuis le 1er mai 2026, mon entreprise de drones : Solar Drone.
Qu’est-ce qui t’a particulièrement attiré dans ce métier ?
Principalement, c’est la diversité des missions que l’on peut réaliser. Cela peut aller du particulier au professionnel, jusqu’au secourisme. Il y a vraiment une multitude d’opportunités, d’avenir et d’évolution dans ce domaine.
Quel type de mission réalises-tu le plus souvent ?
Le plus souvent, comme ce matin par exemple, j’interviens pour des particuliers. Nous avons recherché un chien perdu : je suis parti à 4h30 avec une caméra thermique pour le localiser, et avec un peu de chance, nous l’avons retrouvé sain et sauf.
Comment choisis-tu ton équipement ? Est-ce en fonction des missions ?
Oui, tout à fait. J’utilise principalement deux drones. Le premier, qui est mon outil principal, est un DJI Matrice 4T. Il est équipé d’un télémètre laser, d’une caméra thermique et d’une caméra haute résolution. Je pars toujours avec celui-ci. En secours, j’ai un second drone avec une caméra haute résolution qui me permet de continuer la mission en cas de problème, par exemple si mes batteries lâchent, ou pour réaliser des photos et vidéos plus simples.

Photo Jérémy SolorDrone
Comment assures-tu la sécurité pendant tes vols ? Peux-tu perdre ton drone ?
La sécurité se divise en deux parties. D’abord, la sécurité civile : avant chaque vol, je préviens la préfecture et la mairie en fonction des zones. Je balise également la zone afin qu’aucune personne non autorisée ne s’approche et ne perturbe le pilotage.Ensuite, il y a la sécurité en vol. Le drone est équipé de multiples capteurs. S’il entre dans une zone interdite, comme une zone militaire ou une agglomération réglementée, il s’arrête automatiquement. De plus, il existe des limites de distance et de hauteur par rapport au point de décollage, ce qui empêche de le perdre.
Y a-t-il des lois à respecter, notamment en agglomération ?
Oui, il y a énormément de règles à respecter. Il faut suivre une formation pratique et théorique pour devenir pilote de drone. Par exemple, en agglomération, il est nécessaire de prévenir la préfecture au moins dix jours à l’avance.Il existe aussi des restrictions de hauteur, notamment à proximité des aérodromes. À Sarguemines, par exemple, il y a un plancher de vol à respecter que je ne dois pas dépasser. Les règles concernent donc la distance, la hauteur et le temps de vol.
Quelle formation as-tu suivie ?
J’ai d’abord suivi une formation pratique, où l’on apprend la réglementation, les règles de sécurité et le choix du matériel selon les missions. Ensuite, j’ai passé une formation théorique, que l’on peut effectuer en centre d’examen ou à distance. J’ai choisi l’option en distanciel. Au total, j’ai obtenu trois certifications pour exercer ce métier.
Peux-tu nous donner quelques exemples de missions ?
Oui, bien sûr. J’interviens notamment dans l’inspection de panneaux solaires, aussi bien pour les professionnels que pour les particuliers. Je peux analyser jusqu’à 20 000 panneaux en une journée et détecter les points chauds grâce à la caméra thermique.Je travaille aussi avec des couvreurs, des zingueurs ou des particuliers pour analyser des toitures. Grâce au télémètre laser, je peux mesurer des surfaces et des longueurs avec précision.
Dans le domaine agricole, par exemple après un sinistre comme la grêle, je peux cartographier une parcelle en 2D ou 3D afin de déterminer le pourcentage de surface détruite. Cela permet ensuite de constituer un dossier auprès de la chambre d’agriculture.
Proposes-tu aussi des prestations pour l’événementiel ?
Oui, c’est une demande fréquente. Par exemple, pour la fête de la musique à Rohrbach-lès-Bitche, j’ai réalisé une vidéo de l’événement. Les JA 57 m’ont également sollicité pour filmer la fête du labour.Je propose des prestations complètes avec captation et montage vidéo, que ce soit en extérieur, en forêt ou en agglomération.
https://www.facebook.com/profile.php?id=61589016435325

