Épisode du lundi 14 septembre 2026 à 09:45
Un des plus anciens savoir-faire artisanaux et bien de notre culture chrétienne est exercé depuis 1770 à Saarburg : La fonderie de cloches.
- Depuis 2003, plus aucune cloche n’a été fondue et cependant, il semblerait que les maîtres et apprentis n’aient fait qu’une petite pause ! Et c’est ainsi que les choses devraient demeurer.
- Le seul musée de Fonderie en Allemagne est le témoin unique de notre histoire de par sa position géographique à la limite du centre historique de Saarburg et par son excellent état de conservation.
- La plus ancienne cloche conservée de la famille Mabilon a été fondue en 1639 et se situe actuellement à Calle près de Meschede.
- Lorsque, d’en haut des tours d’églises et de chapelles, sonnent les cloches, très peu de gens seulement sont conscients de l’agilité, du travail et de la précision, que la fonte de cloches exige vraiment.
- Que quelques rares personnes comprennent aujourd’hui cet artisanat. Ce sont les familles de fondeurs, avec une tradition centenaire, qui de génération en génération, ont transmis le secret bien gardé de leur art. Pour cause, le métier du fondeur de cloches est prisé comme l’un des plus rares mais aussi des plus dignes, auquel le grand poète allemand Friedrich Schiller a rendu hommage avec son poème “Das Lied von der Glocke” et qui est exercé aujourd’hui que par quelques rares maîtres.

Le calcul du son de la cloche
- Le grand art de la production d’une cloche se situent au niveau du calcul extrêmement précis du son principal de la cloche et des sons secondaires réglementés.
- Ce n’est pas la constellation ou le mélange des métaux qui en est responsable, mais surtout le profil de la cloche, c’est à dire, les justes proportions entre hauteur, circonscription et épaisseur de la cloche. Il est étonnant de constater que ces proportions reposent plutôt sur l’expérience acquise que sur des calculs scientifiques.
- C’est un modèle en bois qui donne son profil à la cloche. Le dessin du profil est bien évidemment le devoir du maître fondeur. C’est au sein de ce dessin que réside le garant de succès de la cloche.
La cloche
- Tout d’abord est construit le noyau de la cloche à partir de briques semi-rondes couvertes de glaise.
- Le fondeur donne, à l’aide du modèle, au noyau la forme que la cloche aura dans son intérieur. Le noyau est séché à l’aide d’un feu, allumé à l’intérieur de celui-ci.
- C’est ensuite que des fondeurs hautement qualifiés appliquent la deuxième couche de terre et forment à l’aide du modèle réajustée la cloche modèle, encore appelée la „fausse cloche“.
- C’est au-dessus de celle-ci qu’est appliqué le manteau en terre. C’est après le séchage complet des trois parties, un Flaschenzug soulève le manteau, la „fausse cloche“ est prudemment détruite et finalement, le manteau est reposé par-dessus le noyau. Ce procédé se déroule généralement sans grandes complications étant donné que les différentes parties ont été isolées par des couches de graphite respectivement de cire.

Chronique réalisée par Arlette, historienne de formation et guide touristique.

