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Chronique végétale : La Pâquerette

Chronique végétale : La Pâquerette

La pâquerette (Bellis perennis)

 

Alors que le confinement est terminé, j’espère que cette période vous aura été propice à la sensibilisation de cette belle biodiversité qui nous entoure. Même si la fin de cette période n’est malheureusement pas la fin de ce danger qui continue à circuler et à nous menacer, poursuivons notre exploration de ces plantes si banales et paradoxalement méconnues avec aujourd’hui la pâquerette.

 

Histoire et anecdotes

Une légende raconte que la pâquerette est née des larmes versées par Marie-Madeleine quand elle ne trouva pas Jésus au jour de sa résurrection. Dans les légendes celtes, c’est une plante capable d’arrêter la croissance. Une fée en aurait donné en cachette à un prince pour qu’il reste à tout jamais enfant.

Son nom vient soit de la fête de Pâques car c’est aux environs de cette fête qu’elle fleurit, soit de l’ancien français « pasquier », le pâturage, désignant l’endroit où elle pousse.

Symbole d’amour et d’affection, la pâquerette parle toujours d’amour.

 

Description botanique

C’est une plante qui pousse spontanément dans nos régions sur les pelouses, les prairies, les chemins et les zones d’herbe rase. Nul besoin de la décrire tant elle est connue. De la grande famille des astéracées comme le pissenlit, la marguerite et tant d’autres, ses fleurs ont la particularité de se fermer la nuit ou pendant une averse, voire un peu avant, ce qui permet de prédire la pluie en avance. Elle fleurit quasiment toute l’année.

 

Usage culinaire

Les feuilles sont comestibles crues, avec un léger goût de noisette, un peu poivré. On pourra les incorporer avec d’autres plantes dans des salades composées. Nos amis italiens apprêtent les feuilles en soupe ou s’en servent pour confectionner une farce pour la focaccia. Les jeunes fleurs sont également comestibles. On peut les faire macérer dans du vin blanc pour l’aromatiser.

 

Usage cosmétique

Le macérat de fleurs de pâquerettes est réputé pour ses vertus raffermissantes. Elle est idéale pour préparer des soins du buste et du décolleté en aidant à maintenir la tonicité cutanée et en améliorant la circulation sanguine et lymphatique. Elle présente également des propriétés cicatrisantes et anti-inflammatoires.

Pour faire un macérat, disposez une poignée de fleurs sèches dans un bocal, recouvert entièrement d’huile d’olive bio. À la place du couvercle, disposez un morceau de gaze entouré d’un élastique. Exposez au soleil en remuant régulièrement. Enfin filtrez et disposez dans un flacon en verre. La préparation se conserve 1 an à l’abri de la lumière.

 

En conclusion

« Le pré semblait s’être fleuri soudain de nappes neigeuses de pâquerettes » écrivait Émile Zola dans Le rêve. Loin d’être péjorativement au ras des pâquerettes, cette belle plante, délaissée, écrasée sous nos semelles, tondues sans vergogne, sait tirer son épingle du jeu pour être une alliée de la beaut, une plante anti-âge qui offre un soin complet de la peau. Belle comme son nom latin « bellis , sa fleur s’ouvre quand le soleil apparaît et offre une merveilleuse symphonie à nos sens.

Précautions

La préparation d’un produit cosmétique demande des conditions de préparation et de conservation rigoureuses. Le produit devra préalablement être testé sur une surface de peau réduite pour détecter toute allergie ou réaction de la peau.

Qu’importe la plante sauvage que l’on ramasse, il faut préalablement savoir l’identifier sans aucun doute possible. Au préalable, faites vous montrer la plante par un connaisseur et apprenez à la reconnaître.

Les informations médicales données ici ne le sont qu’à titre indicatif et ne remplacent en aucun cas un avis médical d’un professionnel, seul en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé, de poser un diagnostic et de définir une posologie. De façon générale, les effets d’une plante ne sont pas anodins. Une plante sauvage peut présenter des contre-indications selon les personnes ou avoir des interactions avec des traitements médicamenteux en cours. Par conséquent, un minimum de connaissances et un avis médical préalable sont essentiels avant tout usage d’une plante sauvage.

Un avis médical préalable est également indispensable pour les femmes enceintes, allaitantes et les enfants.

Consommer des plantes sauvages crues expose à un risque de parasitose, par exemple l’échinococcose alvéolaire. La cuisson complète uniquement élimine le danger parasitaire.

Le cueilleur responsable ne collecte que ce dont il a besoin pour sa consommation, en respectant la nature et le droit de propriété.

Enfin, l’environnement de cueillette est important. On évitera les endroits pollués.

Chronique réalisée par Gilles, ethnobotaniste et mycologue.

 

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| mercredi 20 mai 2020 à 09:56

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