Sarreguemines : Aurélien et Léo Gosse, père et fils jusqu’au bout de l’effort au Marathon des Sables
Aurélien et Léo Gosse ont accompli un défi mythique : le Marathon des Sables. Un challenge père/fils de taille : 270 km à parcourir en courant et marchant dans les dunes du désert marocain. Les deux habitants de Sarreguemines, tout juste rentrés de leur périple, nous ont raconté leur aventure sportive et solidaire.
Son N°1 - Aurélien et Léo Gosse, père et fils jusqu’au bout de l’effort au Marathon des Sables
Parcourir 270 km dans le désert, c’est déjà un challenge, et en plus :
C’est en autosuffisance alimentaire, c’est-à-dire qu’on a un sac à dos. Nous, nos sacs à dos pesaient respectivement 8.8 et 8.4 kg, dedans on a de la nourriture lyophilisée, du matériel de survie obligatoire, un sac de couchage…
Du 5 au 11 avril, les deux sportifs ont enchaîné 6 étapes dont une de 100 km. Un rêve de longue date pour Aurélien, gérant du café « Le Grain Nomade » à Sarreguemines et ancien militaire de l’armée de l’air.
C’est un rêve vieux de 30 ans, quand j’avais l’âge de Léo, à 17 ans, je m’étais déjà intéressé à cette aventure et là, j’ai pu le concrétiser. Je m’étais inscrit une première fois en 2021 mais je n’avais pas pu partir. A une journée du départ, le test COVID positif donc impossible pour moi de prendre l’avion. Pendant qu’on a fait un petit tour du monde l’année dernière, j’ai dit à Léo : « Ecoute, on s’entraîne et si ça se passe bien nos petits entrainements pendant notre voyage en camping-car, on s’inscrit ». Ce qu’on a fait. On a pu faire cette aventure père/fils au milieu du désert.
Un défi qu’il a pu partager avec son fils, Léo, 17 ans, lycéen à Forbach.
J’aime le sport, j’aime l’aventure et puis là j’ai vu un défi et je me suis dit : « Pourquoi pas l’accompagner ? »

Ampoules, déshydratation et autres problèmes
Sur place, le challenge s’est rapidement montré plus difficile qu’imaginé.
Il y a eu la première étape, où là je me suis rendu compte que si j’allais jusqu’à la 3ème étape ce serait un beau début, parce que c’était déjà dur. Puis après, à partir même de la 2ème étape je voulais abandonner, c’était vraiment encore plus dur, les crampes, la déshydratation, la chaleur… -Léo
C’est pas avec les pieds qu’on courait là, c’était vraiment avec le mental. On a pleuré tous les deux. Moi j’essayais de le soutenir comme je pouvais, je ne voulais surtout pas lui dire d’abandonner, je pense qu’il ne voulait pas me dire non plus qu’il avait envie d’arrêter. On se soutenait comme ça. -Aurélien
Malgré les ampoules à traiter chaque soir, père et fils ont passé la ligne d’arrivée ensemble. Ils ont été encouragés tout au long des kilomètres dans le désert par les autres participants, que ce soit les grands sportifs du TOP 100 ou les plus de 1000 autres.

Une aventure père/fils
Cette aventure a surtout été une histoire de rencontres, d’échanges et d’entraide où être tous les deux a finalement été la clé.
Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi utile d’être père/fils, mais le fait d’être ensemble, c’est une grosse motivation. Puis après, on se voit dans des états où on est vraiment mal l’un l’autre, donc en même temps ça rajoute un peu de sentimental, de lien. -Léo
Nos liens étaient déjà forts avant. Là, on a encore des liens qui se sont renforcés. Et moi, vraiment, ma fierté c’est d’avoir vu Léo se dépasser. C’est d’avoir vu Léo aller au-delà de la douleur et je pense qu’à 17 ans il vient d’apprendre que rien n’est impossible grâce à cette aventure. -Aurélien

Une aventure réalisée pour leur association « L’avion des sourires » qui permet à des enfants, notamment malades ou en situation de handicap, de faire des tours en avion.
Le père et son fils ont finalement franchi la ligne d’arrivée avec beaucoup d’émotion et de fierté en pleine tempête de sable. Léo a même obtenu la distinction du plus jeune finisher de la course. Lui qui s’était promis de ramener la médaille à ses sœurs a largement accompli sa mission.
Après cette réussite, ils envisagent déjà d’autres aventures sportives à travers le monde tous les deux ou même seul pour Léo. Aurélien s’imagine aussi partager ce genre de défi avec ses deux filles plus jeunes dans le futur. Après un tour du monde en camping-car, et l’ouverture du café « Le Grain Nomade » dans le Carré Louvain à Sarreguemines, la famille Gosse n’en a pas terminé avec les aventures.
A noter que deux autres locales, les Twins Baroudeuses ont aussi terminé le Marathon Des Sables cette année.


