Sarreguemines : Installation de deux radars de chantier pour lutter contre les excès de vitesse
La ville de Sarreguemines travaille depuis plusieurs mois avec la sous-préfecture pour réduire les comportements d’insécurité routière ayant pu causer des blessés et même un décès, en avril dernier. Des contrôles de police se sont multipliés mais pour enrayer ces incivilités deux radars de chantier seront installés prochainement dans les rues de la cité faïencière. Marc Zingraff est le maire de Sarreguemines.
Son N°1 - Installation de deux radars de chantier pour lutter contre les excès de vitesse
Je reçois régulièrement des courriers, et je vois de mes yeux certains comportements. Nous avons eu un certain nombre d'accidents, quelquefois tragiques, à déplorer. Il est tout à fait normal que nous cherchions à rassembler tous les moyens dont nous disposons pour lutter contre les comportements dangereux.
Depuis quelques mois, des contrôles de la police nationale et de la police municipale se sont multipliés sur les principaux axes routier, notamment sur l'avenue Foch et la rue Clémenceau, sans faire baisser la vitesse à long terme. Après la pédagogie : la répression. Dans les prochaines semaines, l’État mettra à disposition de la commune deux radars de chantier. Wassim Kamel est le sous-préfet de Sarreguemines.
Les contrôles sont le fait de femmes, d'hommes, de policiers nationaux et municipaux et ils ont une temporalité. Quand on met un radar de chantier, c'est 24h/24. Ça flashe tout le temps, particulièrement pour ceux qui roulent à 80, 110, ou 130 km/h en plein cœur de Sarreguemines.
On a eu beaucoup de remontées de la part des habitants sur le fait qu'on roule trop vite à Sarreguemines, qu'il y a des excès de vitesse permanents. Il y a une grande partie de ces excès qui sont dus à la consommation d'alcool et/ou de stupéfiants, et ça devient insupportable.

Ces radars seront mobiles et seront déplacés en fonction des besoins. L’emplacement, la date et la durée d’application de ces engins n’ont pas encore été communiqués. Pour aller plus loin, la ville compte sur des aménagements urbains dans le but de casser la vitesse sur certains axes.
Quelquefois de manière très simple, avec le stationnement. Lorsqu'on propose de faire stationner les véhicules dans des cases qui sont à moitié sur le trottoir, et à moitié sur la chaussée. D'un côté, il y a une partie du trottoir qui est libre pour le passage des piétons. Et puis de l'autre côté, la moitié de la voiture qui est sur la route s'impose comme un obstacle qui fait ralentir aussi celui qui arrive en voiture pour éviter l'effet autoroute.
L’installation de coussins berlinois est aussi prévue dans la rue de Grosbliederstroff. Dans la rue de Gerbevillers, à hauteur de la rue Foch, un feu de piétons sera installé. Du côté de la route de Bitche, au niveau de la déchetterie, un giratoire est également à l'étude. Les contrôles de police réguliers seront, eux, maintenus de jour comme de nuit pour faire chuter l’insécurité routière.


