Politique

''C'est parce que nous avons un pass vaccinal que nous allégeons les restrictions'', Nicole Trisse détaille les nouvelles mesures


par Margot Benabbas
vendredi 21 janvier 2022 à 08:28

Le Premier ministre a annoncé hier soir un allégement des mesures sanitaires, qui avaient été mises en place en décembre pour lutter contre la 5ème vague de Covid-19, mais aussi l’instauration du pass vaccinal dès lundi.

Son N°1 - ''C'est parce que nous avons un pass vaccinal que nous allégeons les restrictions'', Nicole Trisse détaille les nouvelles mesures

Nicole Trisse, députée La République en Marche pour la circonscription de Sarreguemines/Bitche

Pourquoi un pass vaccinal maintenant alors qu’on va alléger les restrictions ?

C'est bien parce que nous avons un pass vaccinal que l'on peut alléger les restrictions pour les personnes vaccinées justement. Il me semble que la contrepartie d'une vaccination collective c'est de pouvoir vivre avec le virus en allégeant au maximum les restrictions compte tenu du contexte sanitaire dans lequel on se trouve.

Qui est concerné par le pass vaccinal ? Les primo-vaccinés l’auront aussi c’est bien ça, comme l’a annoncé le Premier ministre ?

Le pass vaccinal sera mis en application lundi 24 janvier, sous réserve de l'accord du Conseil constitutionnel mais il ne devrait pas trop y avoir de problème de ce côté-là. Ce pass vaccinal va s'adresser à toutes les personnes de plus de 16 ans pour aller dans les structures de loisirs, dans les théâtres, les cinémas, les stades, les restaurants etc. Cela ne s'adressera donc pas aux moins de 16 ans qui garderont leur pass sanitaire et cela ne concerne pas non plus les personnes qui iront visiter des personnes se trouvant en Ephad ou établissement médico-social, ou des hôpitaux, là, le pass sanitaire continue c'est-à-dire que vous montrez soit que vous êtes vaccinés, soit un test PCR négatif. Concernant les primo-vaccinés s'ils ont une première dose d'ici le 15 février et s'ils montrent qu'il y a un rendez-vous pris dans le mois qui suit leur première dose et en plus de cela, qu'ils ont un test PCR négatif, nous validerons un pass vaccinal temporaire pour eux. On continuera comme cela à inciter à la vaccination les personnes non-vaccinées mais qui souhaitent prendre rendez-vous sans pour autant les bloquer. Ce que l'on souhaite, c'est inciter à la vaccination.

Le 2 février, puis le 16 février, on allégera les mesures restrictives. Quelles sont-elles en quelques mots ?

Ce sera fait en deux étapes, le 2 février il y aura la suppression des jauges pour aller dans les équipements sportifs et culturels à partir du moment où le public sera assis. Il n'y aura plus de télétravail obligatoire non-plus, cela restera recommandé mais il s'agira surtout d'un accord entre employeur et employé, et nous n'aurons plus besoin de porter de masque à l'extérieur. Le 16 février, nous pourrons à nouveau consommer dans les bars, les transports, les stades etc. debout, il y aura la reprise des concerts debout et les discothèques rouvriront.

On voit en Angleterre que toutes les restrictions sont levées. Est-ce que c’est envisageable en France selon vous ?

Nous restons prudents car les chiffres restent importants en France. L'idée est de vivre malgré le virus, donc plus nous sommes vaccinés, plus nous pourrons avoir une vie presque normale avec une levée des restrictions au fur et à mesure. Je tiens tout de même à rappeler qu'hier encore, il y avait plus de 400 000 nouveaux cas positifs en 24 h, ce qui est tout de même énorme. Tant qu'un virus se propage à cette vitesse-là il faut rester prudent. Le fait de relever toutes les restrictions nous redonnerait une flambée du virus et risquer à nouveau de saturer les services dans les hôpitaux. Nous souhaitons faire baisser cette tension dans les hôpitaux et nous aimerions arrêter la déprogrammation de soins pour les autres patients.

Pour combien de temps devra-t-on utiliser le pass vaccinal ?

Ce pass vaccinal sera utilisé temps que nous n'aurons pas fait baisser cette tension, tant que nous n'aurons pas pu programmer les opérations qu'il faut programmer. Olivier Véran et le Premier ministre l'ont répété jeudi soir, ce pass vaccinal n'a pas vocation à rester éternellement, il sera suspendu dès lors que nous aurons atteint un niveau suffisamment bas au niveau de la tension hospitalière et au niveau des contaminations pour que l'on puisse justement lever tout pass vaccinal ou sanitaire. Il faut vraiment rester vigilant. Evitons à tout prix les confinements, les saturations dans les hôpitaux, c'est pour cela qu'il faut y aller par pallier. Cela me semble plus prudent compte tenu du nombre de cas positifs que l'on trouve encore en testant. Il est vrai que l'on teste beaucoup en France, mais cela permet de maîtriser et d'ajuster au mieux pour vivre au mieux, en tout cas pour les vaccinés.