Société

Arrivé intérimaire, Mickaël Biever a su faire sa place chez Magna Châssis


par Camille Bazin
mercredi 21 septembre 2022 à 04:58

Arrivé intérimaire, Mickaël Biever a su faire sa place chez Magna Châssis

On continue notre saga consacrée aux longues carrières. Aujourd’hui on découvre le portrait de Mickaël Biever. Âgé de 42 ans, il a passé pratiquement la moitié de sa vie chez Magna Châssis à Hambach.

Son N°1 - Arrivé intérimaire, Mickaël Biever a su faire sa place chez Magna Châssis

Un quiproquo qui le conduit à son CDI

L’amour du métier de cariste c’est son père qui lui a donné alors que Mickaël n’était qu’un enfant.

La première fois que j’ai roulé un chariot élévateur je devais être avec mon papa qui nettoyait à l’époque le dépôt sur la zone de Stiring. Comme il nettoyait le dimanche, j’avais le droit d’aller avec lui et c’était la première fois que je suis monté sur un chariot élévateur j’avais 8 ou 9 ans.

Élève turbulent, Mickaël quitte l’école à 18 ans. Après avoir enchainé les contrats d’intérim dans plusieurs entreprises de la région il se fait embaucher comme cariste chez Magna Châssis, sous-traitant de l’usine Smart, alors qu’il a 22 ans. A l’époque, c’est un quiproquo qui le conduit à son CDI. 

On a oublié de me dire « M. Biever c’est fini, votre CDD est fini. » Donc moi, quand je demandais à mon chef de l’époque si je devais venir travailler il me disait oui. Au bout d’un moment je suis allé voir une personne en lui disant que je n’avais pas de contrat et ça a fait tilt dans la tête de la personne qui m’a dit que je devais avoir mon CDI.

Mickaël veut alors montrer qu’il mérite son CDI. Travail dure jusqu’à, en 2013, obtenir plus de responsabilités et devenir coordinateur cariste.

Des moments de fou rire et de belles rencontres

20 ans après son entrée dans l’usine, ce qui le fait se lever tous les matins c’est le travail mais aussi la bonne humeur.

Sur le terrain en logistique, quand on doit décharger un camion, on se nargue un petit peu en disant « moi je peux faire mieux que toi » … On se chamaille, on se cherche un petit peu mais toujours dans la bonne humeur et puis après il y a des moments de fou rire et on fait de belles rencontres comme ave mon mon chef d’équipe, c’est une super rencontre entre lui et moi.

Des amitiés inoubliables que le Rossellois tente de faire durer le plus possible. En raison du rachat de la Smart par Ineos, Magna Châssis devrait fermer ses portes en 2024.