Le District Mosellan de Football s'engage dans la lutte contre les incivilités


par Camille Bazin
lundi 30 octobre 2023 à 11:08

Le District Mosellan de Football s'engage dans la lutte contre les incivilités
Photo : Shutter Stock

Alors que le caillassage du bus de l'Olympique Lyonnais par les supporters marseillais fait la une de l'actualité ce lundi 30 octobre, le District Mosellan de Football a indiqué sur ses réseaux qu'une progression des incivilités autour des terrains de football. On en parlait ce matin dans le Grand Réveil.

Son N°1 - Le District Mosellan de Football s'engage dans la lutte contre les incivilités

Pierre Taesch, président délégué du District Mosellan de Football

Comment expliquez-vous cette hausse des incivilités et des violences ? Avez-vous des exemples ou des chiffres depuis le début de saison ?

L’an passé, l’observatoire des comportements en Moselle inscrivait 10 429 matchs joués et 122 concernés par des incidents, soit 1,16%. La plupart c’était des agressions physiques, des agressions verbales, 3 pour incivilités et aucune pour des actes racistes ou discriminatoires. La très grande majorité des rencontres se passe bien mais ça ne veut pas dire qu’il faut banaliser les quelques incidents qui polluent les stades par des incivilités surtout autour du terrain vert et c’est pour ça que nous mettons en œuvre deux volets : la répression, certes, mais on est également sur l’importance de la prévention parce que le district mosellan de football se doit également d’être là pour aider les clubs qui sont souvent tout à fait démunis.

Le District veut instaurer, par votre initiative, des référents sécurité. Vous pouvez nous en dire plus ?

C’est dans le cadre de la prévention. Ces référents sécurité existaient au siècle dernier. Il y avait toujours une personne, un bénévole du club, qui était autour du terrain, prêt à anticiper ou à dialoguer, à gérer un petit peu les problèmes, être un appui pour les dirigeants et l’arbitre. Cette formation que nous allons assurer, que j’ai déjà assuré pour les clubs de ligue, et nous allons commencer ce soir pendant 3 lundis de suite pour les clubs volontaires pour rappeler aux clubs ce qui peut se faire et ce qui ne peut pas se faire. L’objectif étant bien sûr d’assurer le bon déroulement et la sérénité sur le terrain. C’est surtout un travail d’organisateur, de manager, qui doit faire preuve de patience et de doigté. La personne qui veut être référente sécurité et qui monte dans les tours rapidement elle n’aura pas beaucoup de succès dans cette mission.

Il y a des incivilités autour des terrains, mais aussi des cas de violence sur la pelouse. Récemment encore, un jeune arbitre a été agressé physiquement à Carling. Comment lutter face à ça ?

Là on est sur le volet répressif. Le barème disciplinaire a été réhaussé par la fédération française de football pour les comportements répréhensifs qui visent les arbitres et tous les officiels. Par exemple, un coup à un arbitre sans ITT, la suspension passe de 2 à 4 ans de suspension. Si ça passe hors de la rencontre la sanction passe de 3 à 6 ans. Des sanctions qui sont doublées par rapport à ces attitudes contre les arbitres qu’ils soient officiels ou bénévoles. Un arbitre bénévole est investi d’une mission de service public donc il a les mêmes droits et devoirs qu’un arbitre officiel. 

Le carton blanc a été mis en place en début de saison. Il permet à l’arbitre d'exclure un joueur pendant dix minutes en cas de contestation. Quels sont les premiers retours ?

Ça permet au joueur de pouvoir se calmer à condition que l’entraineur soit aussi acteur de la mission et sache calmer son joueur.

Autre problématique que le District constate, l’usage de la pyrotechnie par des supporters lors des matchs. Pourquoi c’est problématique ?

Ça se développe effectivement parce qu’on veut un peu copier ce qu’il se passe au-dessus sans connaitre la règle. Je fais partie également de la LFP et si vous regardez l’article 129 dans des règlements généraux de la fédération ce sont les clubs qui reçoivent qui sont chargés de la police des terrains. Le code du sport, qui ressemble à un code pénal. Le fait d’introduire ou de détenir ces éléments à usage pyrotechnique ça constitue une arme pour le code pénal et ça peut aller de 3 ans de prison à 15 000€ d’amende. Beaucoup vous disent, en ligue 1 ou ligue 2, il y a des animations qui sont organisées. Effectivement, en ligue 1, ligue 2, il y a une pyrotechnie encadrée qui peut se faire avant le match si cette autorisation émane de la préfecture et de la ligue professionnelle de football. Il faut que ça soit une entreprise professionnelle qui assurer ça sur une aire limitée, sur un nombre fourni, et un temps limité, tout le reste c’est susceptible de dépôt de plainte. C’est un phénomène qui se développe mais souvent par méconnaissance d’où l’importance d’alerter.


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