Farébersviller : Maire depuis 1989, Laurent Kleinhentz est prêt à céder sa place
Le maire de Farébersviller ne briguera pas un 7ème mandat. Laurent Kleinhentz a été élu maire de la commune en 1989. A 78 ans, il a pris la décision de s’arrêter et revient avec nous sur les combats qu’il a menés pendant ces près de 50 ans de vie municipale.
Son N°1 - Maire depuis 1989, Laurent Kleinhentz est prêt à céder sa place
C’est vrai qu’il y a toujours un pincement au cœur, mais, il faut savoir aussi à un moment donné garder raison.
Après 37 années à la tête de Farébersviller, il était logique pour Laurent Kleinhentz de céder sa place.
C’était de toute façon dans mon intention de passer un jour le relais, parce qu’il faut un temps à tout. Et, l’idée, c’était aussi de trouver une dauphine qui puisse continuer à gérer les finances de la ville.
Pour la campagne des municipales, il soutient donc Marie Adamy, « une adjointe aux finances exemplaire », selon lui.
Des projets pour redynamiser la ville, comme le centre commercial B'Est
Laurent Kleinhentz, c’est aussi 12 années en tant que conseiller municipal et 17 années en tant que conseiller départemental. Avant les élections de mars, il revient sur ses 6 mandats de maire.
Je voulais que cette ville ait une âme, et je crois qu’on s’est tous, à un moment donné, soudé autour de cette idée puisqu’on n’a pas versé dans les phénomènes de banlieue, et surtout, moi je voulais tirer cette ville vers le haut, parce qu’elle avait, quelque part, une connotation de cité dortoir et il fallait vraiment transformer la citrouille en carrosse.

Pendant près de 40 ans, l'élu a prôné le vivre ensemble dans une cité multiculturelle. Aujourd’hui, Fare est une ville « qui réussit à la campagne », notamment grâce à un projet pour lequel il s’est battu pendant des années : le centre commercial B’Est.
Ce n’était pas pour déstabiliser un commerce de proximité, c’était pour essayer de réduire l’évasion commerciale qui allait en Sarre. Et le résultat est là : c’est une locomotive attractive pour le bassin houiller, et surtout, qui va entraîner sans doute d’autres wagons de la réussite qui vont s’accrocher prochainement à ce B’Est.
Pour ce projet, il a dû surmonter 9 recours de 18 mois chacun.

Le maire se félicite d’avoir changé l’image de la ville grâce à de nombreux services publics de proximité : l’espace Fare, le collège, le complexe sportif Marcel Cerdan…
Et puis, il y a tout ce qui a trait au sport, puisque c’est un vecteur important d’intégration et d’insertion. Donc, entre la piste d’athlétisme, le tennis, les synthétiques, le terrain de foot et ainsi de suite.
Lors de notre entretien, Laurent Kleinhentz a tenu à remercier les habitants et nous a indiqué qu'il souhaite que la ville : « continue à s’embellir, à se moderniser, à aller de l’avant mais toujours, et c’est mon dernier mot, de ne pas se laisser ravir la vedette par d’autres ».


Homme de lettres engagé et amoureux d'Histoire
Quand on pense aux 6 mandats de Laurent Kleinhentz, on pense notamment à ses combats. Il y a eu, notamment, celui pour réduire le prix des péages de la SANEF, mais aussi le combat pour les mineurs et leurs droits. Encore aujourd’hui, la mémoire des gueules noires est un sujet qu’il défend. Son autre cheval de bataille a été de « ressusciter le passé historique de Farébersviller » à travers, entre autres, le drame des Malgré Nous.

En parallèle de son rôle de maire, il est d'ailleurs devenu docteur en Histoire et a écrit de nombreux livres. Une passion qui continuera de l’animer à la retraite.
J’ai, effectivement, d’autres cordes à mon violon comme on dit : le jardinage, les voyages. Je rêve encore d’aller à Diên Biên Phu. Je continuerai, bien sûr, à faire des conférences dans les écoles et au collège puisqu’actuellement je travaille sur un ouvrage qui me prend beaucoup de temps, c’est la guerre d’Algérie.
Juste avant sa retraite, celui qui fait aussi de la peinture inaugurera l’un de ses derniers projets : une médiathèque à Farébersviller. Il est également à l'origine de la création d'un salon du livre.


