Les sapeurs-pompiers de Moselle prêts à affronter les feux estivaux
Ce lundi 4 mai, c’est la journée internationale des pompiers. L’occasion de mettre en avant le travail et l’engagement des sapeurs-pompiers en Moselle.
Son N°1 - Les sapeurs-pompiers de Moselle prêts à affronter les feux estivaux
Lieutenant Colonel Zimmer, sous-directeur « Prévention et Gestion des interventions » au service départemental d'incendie et de secours de la Moselle
On est seulement le 4 mai mais les pompiers mosellans sont déjà mobilisés sur des feux de friche et feux de forêt. C’est habituel à cette période de l’année ?
Alors oui ça reste habituel, c’est vraiment la période à laquelle les feux de friches et de broussaille se développent. La particularité c’est qu’on a connu un mois d’avril plus sec que les autres et avec des journées avec pas mal de vent donc c’est vrai que la sollicitation opérationnelle a été un peu plus importante à cette occasion.
Est-ce que les soldats du feu de Moselle sont prêts pour les éventuels feux de cet été ?
Oui, donc on a environ 700 pompiers mosellans qui sont formés à la spécialité feux de forêt. D’ailleurs, on part régulièrement en renfort de nos collègues dans le sud de la France. Donc c’est quelque chose auquel on est préparé, auquel on se prépare et d’ailleurs la saison démarrera avec un exercice départemental feux de forêt qui est prévu sur les secteurs de Phalsbourg, le 20 mai prochain.
Jeudi 30 avril, l’église de Montenach a été ravagée par les flammes. Une intervention d’ampleur relativement rare : Comment se sont déroulées les opérations ?
Oui tout à fait, alors, les établissements de type église, les établissements de culte sont des établissements sensibles puisque ça fait partie du patrimoine. Donc très rapidement des moyens conséquents ont été mobilisés avec plus de 100 sapeurs-pompiers dont des équipes spécialisées en sauvetage-déblaiement qui ont permis d’étayer le bâtiment pour éviter ou pour limiter en tout cas tout risque d’effondrement et en même temps ce qui est très rare aussi pour nous, on a engagé des équipes spécialisées pour prendre en charge les biens culturels ce qui a permis de mettre en sécurité environ une centaine d’oeuvres.
Tout s'est bien passé pour les sapeurs-pompiers ?
Tout s’est bien passé même si les dégâts, effectivement, sur le site, restent conséquents. On peut se féliciter quand même d’avoir protégé un certain nombre d’œuvres qui sont aujourd’hui en sécurité.
En cette journée internationale des pompiers, on va évoquer les actualités du service d’incendie et de secours de Moselle. Est-ce qu’il y a des investissements de prévus sur le territoire. Concernant le renouvellement des engins ou encore l’évolution des casernes ?
Comme chaque année, des investissements majeurs seront réalisés au SDIS de la Moselle. L’idée c’est de poursuivre la modernisation du service à la fois en termes de matériel et de caserne. Pour vous donner une idée en 2026 le SDIS de la Moselle c’est plus de 120 millions de budget dont près de 14 millions qui sont prévus pour les investissements donc des investissements conséquents encore pour cette année.
On a une caserne qui est en cours de construction sur Audun-le-Tiche donc qui devrait être achevée au cours de cette année. On a également des réhabilitations de casernes notamment sur Hambach, Faulquemont, sur Bouzonville ce qui permettra au personnel des casernes concernées de vivre dans des conditions optimales.
Combien y a-t-il de pompiers en Moselle ? On parle énormément de recrutement. Les besoins sont grands sur le territoire ?
Alors, aujourd’hui en Moselle c’est environ 4800 hommes et femmes pompiers professionnels, pompiers volontaires, personnel administratif et technique. Donc globalement vous avez environ 800 pompiers professionnels et à peu près 4000 sapeurs-pompiers volontaires.
Le métier attire toujours ?
Oui on y arrive même si on se rend compte qu’aujourd’hui on subit un petit peu ce qu’on connait dans toutes les professions c’est-à-dire que les jeunes viennent, font un passage et puis finalement se rendent compte que ça ne répond pas forcément à leurs attentes et vont dans une autre voie. Et du coup on recrute en permanence, on forme en permanence, mais ça reste un métier qui attire.


