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500 à 600 frontaliers ont manifesté à Sarreguemines

500 à 600 frontaliers ont manifesté à Sarreguemines

Photo : Cédric Kempf - Radio Mélodie

500 à 600 personnes ont manifesté à Sarreguemines

Ce sont les travailleurs frontaliers qui sont descendus dans la rue samedi après-midi.

Ils ont répondu présent à l’appel de leur comité de défense.

La rédaction s’est rendue sur place.

1.Réforme du paiement des allocations chômage

Le point noir c’est le nouveau système d’indemnisation de chômage qui devrait entrer en vigueur au 1er janvier 2019 (applicable en 2021).

 

Parce qu’il faut savoir que tous les travailleurs frontaliers ne sont pas rattachés au même Agentur Für Arbeit. La raison : ils sont trop nombreux. Il faut donc les répartir. Mais ce n’est pas la seule chose qui poserait problème selon Arsène Schmitt avec ce nouveau système. D'autres problématiques viennent s’ajouter : la formation ou encore les litiges avec le Pôle Emploi allemand.

 

Le comité de défense des travailleurs frontaliers demande donc le statu quo. C’est-à-dire que la France reste compétente.

2.L'application de la CSG sur la retraite allemande

Deuxième désaccord : l’application de la CSG sur la retraite allemande. La CSG est un impôt qui va à la sécurité sociale française. Or les travailleurs frontaliers cotisent à la sécurité sociale allemande. L’application de cette mesure serait totalement injuste pour le Président du comité.

 

3.Pour la reconnaissance des taux d'invalidité entre la France et l'Allemagne

Troisième désaccord : la non-reconnaissance des taux d’invalidité entre la France et l’Allemagne. Un problème qui traîne depuis des années. Les travailleurs reconnus malades par la France ne sont pas reconnus par l’Allemagne car les critères de validité ne sont pas les mêmes.

 

Les travailleurs frontaliers demandent donc à ce qu’il y ait un accord bilatéral entre la France et l’Allemagne, qui stipulerait que dès que l’un des deux pays reconnait l’invalidité, l’autre pays doit suivre.

4.La spoliation fiscale des travailleurs frontaliers intérimaires

Quatrième point de désaccord : la spoliation fiscale des travailleurs frontaliers intérimaires. Selon le comité de défense des travailleurs frontaliers de la Moselle, le fisc allemand ne respecterait pas la convention fiscale franco-allemande.

Il faut savoir que pour bénéficier du statut fiscal frontalier, il faut résider en zone frontalière et travailler en zone frontalière. Si on sort de la zone frontalière plus de 45 jours dans l'année, on ne bénéficie plus de ce statut fiscal. Le fisc allemand présume que l’intérimaire sortira plus de 45 jours de cette zone, et lui prélève donc l’impôt.

Cédric Kempf

| dimanche 7 octobre 2018 à 08:28

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