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Josiane Chevalier, Préfète du Grand Est, femme de terrain

Josiane Chevalier, Préfète du Grand Est, femme de terrain

Photo : Facebook Préfète Grand Est

On met à l’honneur une femme aujourd’hui à l’occasion de la journée des droits de la femme qui se tient ce dimanche.

Josiane Chevalier est Préfète du Grand Est, de la zone de défense et de sécurité Est, et du Bas-Rhin. Elle a succédé à Jean-Luc Marx.

Si on a choisi de s’intéresser à Josiane Chevalier c’est pour une raison bien particulière. C’est la première femme préfète de la région Grand Est. C’est d’ailleurs la 4ème fois qu’elle est préfète de région ou de département où il n’y a jamais eu de femme en poste.

En étant nommée préfète du Grand Est, de la zone de défense et de sécurité Est, et du Bas-Rhin, la représentante de l’Etat est en charge de bon nombre de dossiers comme la mobilité, le climat, des dossiers interdépartementaux, sur l’Eurométropole de Strasbourg, des sujets d’actualité comme le coronavirus ou encore la sécurité, comme fin février à Strasbourg dans lequel 5 personnes ont perdu la vie.

Dans ce genre de situation, on essaie aussi d’être dans l’humain et dans l’accompagnement des gens en étroite collaboration avec la mairie de Strasbourg.

L’important pour le ou la Préfète de région c’est de bien connaitre le territoire. Pour ça, rien de mieux que de se rendre sur le terrain. Ce que fait très régulièrement Josiane Chevalier.

C’est primordial d’être sur le terrain. Si je prends l’exemple de la Marne, en ayant rencontré les élus du département j’ai une vraie vision de leurs priorités. Ce n’est pas la même chose que de lire une note administrative faite par mes services. Le dialogue direct permet vraiment une bonne compréhension des enjeux et des priorités des élus.

Mais les préfets changent très régulièrement de département ou de région. Ils sont prévenus de leur affectation seulement 3 semaines avant leur nouveau poste.

A partir de là, on doit très vite prendre connaissance des dossiers. Il faut être intellectuellement assez agile pour tout de suite apprendre à connaitre le territoire. Les déplacements sur le terrain permettent justement de compléter tout ce que j’ai pu lire dans les dossiers préparés par mon équipe. En tant que préfète de région, je m’appuie énormément sur les préfets de départements. Chacun a pu me parler des grands enjeux de leur territoire. Il faut donc assimiler tout ça, mais très vite. On a un mois pour comprendre le territoire et les dossiers.

Le fait de changer de poste régulièrement sur toute la France n’est pas simple lorsqu’on a une vie de famille. Surtout quand on est une femme. Il est parfois difficile de concilier les deux car la fonction de Préfet « c’est H 24 ».

J’ai choisi ce métier après une première carrière dans la fonction publique territoriale. Quand j’ai muté vers l’Etat, mes enfants étaient grands et déjà quasiment élevés. Mais effectivement ce n’est pas simple d’être aussi mobile avec un conjoint et des enfants. Il faut que ce soit un projet de vie familiale, que le conjoint soit dans l’acceptation de cette mobilité. Mais surtout, il faut savoir se ménager des temps avec sa famille, et des temps de qualités.

Côté professionnel, être une femme ce n’est pas toujours facile non plus lorsqu’on a un poste à responsabilité comme Préfet. Josiane Chevalier a déjà rencontré quelques rares difficultés dans ses précédents postes.

J’ai déjà dû faire preuve d’autorité pour imposer des décisions parce qu’on n’était pas habitué à avoir une femme à ce poste. Mais c’était difficile aussi parfois lorsque je travaillais pour une collectivité. Quand il fallait se battre pour obtenir des crédits j’ai parfois été regardée un peu bizarrement par mes collègues hommes. Donc là il a fallu s’imposer. Mais je pense qu’on peut s’imposer par ses compétences. On ne doit pas obtenir un poste parce qu’on est une femme. On doit obtenir un poste parce qu’on est compétent.

Josiane Chevalier note toutefois de belles avancées au fil des ans. Elle accorde d’ailleurs une importance capitale pour la cause de la femme et pour sa place dans la société. Pour elle « c’est une responsabilité supplémentaire » qu’elle leur doit.

Si elle avait un message à faire passer aux femmes ça serait « Osez ! Osez occuper des métiers qui étaient à l’époque plutôt réserver aux hommes ».

 

 

 

Julie Chaput

| vendredi 6 mars 2020 à 06:25 - Mise à jour à 06:50

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