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Photographes, coiffeurs,... Ils se mettent à nu pour défendre leurs professions

Photographes, coiffeurs,... Ils se mettent à nu pour défendre leurs professions

Ils sont de plus en plus nombreux à franchir ce cap. Poser nu pour dénoncer les restrictions de l'Etat durant cette crise sanitaire.

Un mouvement initié par le studio Arnography avec comme slogan " Quitte à être mis à poil par le gouvernement, autant le faire moi-même".

Sandrine Kieffer, photographe à Frauenberg, a décidé de se déshabiller et dénoncer la privation de son activité.

Je comprends tout à fait les restrictions qu'il y a actuellement autour de ça, mais par contre c'est vrai, que nous artisans, on nous oublie complètement et on est dans un cas très difficile où on n'a pas droit forcément à des aides. On vient seulement de sortir la tête de l'eau, qu'on coule déjà. La période de Noël est une grosse période pour nous, qui nous fait tenir aussi une partie du début d'année parce que c'est une partie qui est morte.

Sandrine a pu compter sur ses clients pour honorer les rendez-vous, mais avec la situation actuelle, plus aucune réservation n'est faite. Et financièrement, les temps sont durs.

Là je venais à peine de m'en sortir à peu près, à renflouer tout mon manque et Noël aurait dû me sauver, et là en fait non. L'année dernière j'étais enceinte donc, je n'ai pas eu de rentrées d'argent ou très peu, et en fait on est basé sur le chiffre d'affaires de l'année dernière. Si je n'ai rien ce mois-ci et rien l'année dernière, j'ai droit à rien ! Alors qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait pour ces gens qui n'ont droit à rien ?

Ludovic Henry est lui coiffeur à Hambach et possède aussi un salon à Strasbourg. Il a décidé de participer à cette action par solidarité.

Déjà je trouve que c'est un mouvement qui est très explicite. Je trouve ça extraordinaire ce qu'ils ont fait, et puis tout simplement parce qu'en tant qu'artisan, comme dit, on nous enlève le droit d'exercer. Les règles dans un salon de coiffure, après le premier confinement, étaient tellement strictes qu'on n'a jamais entendu personne, mais vraiment personne, attraper le coronavirus dans un salon de coiffure malgré qu'il y avait du monde partout et tout le temps.

Les finances sont plutôt bonnes de son côté et le salon mosellan pourra rebondir. Les craintes se portent plus dans la capitale alsacienne.

Heureusement pour moi, j'ai un salon qui marche très bien et on a réussi à s'en sortir après deux mois de confinement. Maintenant la grande ville de Strasbourg, c'est complètement quelque chose de différent, le salon a tout juste un an, le confinement de 2 mois a été plus compliqué. J'ai quand même peur que pour Strasbourg, je sois obligé de devoir fermer si vraiment ça dure encore longtemps.

Après les dentistes au mois de mars, les artisans montent donc au créneau pour faire plier le gouvernement. Des changements pourraient être annoncés ce jeudi à 18h, lors d'un nouveau point presse du Premier Ministre Jean Castex.

Cédric Kempf

| mardi 10 novembre 2020 à 14:46 - Mise à jour à 15:11

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