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Pas de ski pour les fêtes de fin d’années

Pas de ski pour les fêtes de fin d’années

Photo : Facebook La Bresse - Hohneck

Cette fois c’est officiel, ce jeudi, Jean Castex a annoncé que nous ne pourrons pas skier durant les vacances de Noël. Les Français pourront se rendre dans les stations pour se promener ou faire du shopping mais les remontées mécaniques et les équipements collectifs seront fermés au public. Un coup dur pour les acteurs du tourisme qui s’apprêtaient pourtant à accueillir les amateurs de sports d’hiver.

Un protocole sanitaire mis en place

Mardi soir, lors de son allocution, Emmanuel Macron a annoncé que les stations de ski ne pourraient probablement pas ouvrir pour les vacances de Noël. Information que Jean Castex, le premier ministre a confirmé ce jeudi matin. A la Bresse, le directeur de la station La Bresse-Hohneck, Nicolas Claudel, se préparait pourtant à une ouvrir avec un protocole sanitaire strict.

La gestion des files d’attente. Dans les bâtiments, le slalom, on imagine mettre en place des comptages pour respecter des jauges de nombre de personnes dans les bâtiments. On a des outils de désinfection au niveau des locations. On est en train de regarder pour s’équiper d’outils de désinfection qui fonctionnent à l’ozone. De manière globale on est en train de réfléchir à mettre en place tous ces protocoles d’exploitation et protocoles sanitaires en lien avec la crise.

Mais qui dit pas de ski ne veut pas dire pas de tourisme à la Bresse. À partir du 15 décembre, si le nombre de nouvelles contaminations journalières reste inférieur à 5 000, et si le nombre de personnes en réanimation pour Covid-19 est compris entre 2 500 et 3 000 « le confinement pourra être levé » a annoncé le président. Le massif vosgien se tient donc prêt à accueillir les visiteurs en leur proposant d’autres activités. Des alternatives déjà mises en place depuis quelques années notamment pour pallier au manque de neige nous explique Léonie Poirot chargée de promotion à l’office du tourisme de la Bresse.

Sur le massif des Vosges, c’est une clientèle qui n’est pas là que pour le ski. Elle est là pour passer des moments en famille, pour découvrir d’autres activités, des visites et en fait on est une station qui a su très tôt s’adapter à ce manque de neige et on a tout un panel d’activités qui permet quand même à la clientèle de venir.

Un bon bilan estival

D’ailleurs, comme après le premier confinement, il est possible que le tourisme redémarre en force sur le massif.

Cet été ça a été comme on l’avait espéré, ça a été une très bonne saison pour la destination de la Bresse et pour le massif en général. On a très bien ressenti que les clients ont recherché nos destinations comme une destination avec des grands espaces, la nature… On a eu énormément de demandes pour de la randonnée, les gens cherchaient vraiment ça à la suite du confinement du printemps.

Cette envie des grands espaces, Nicolas Claudel, l’a aussi ressenti. Il espère donc le même effet quand le deuxième confinement sera complètement levé.

À la sortie du premier confinement les gens ont eu envie de bol d’air et de nature et on a eu vraiment beaucoup de monde sur le massif. Je ne sais pas du tout ce qu’il va se passer à la sortie de ce deuxième confinement mais je pense que l’envie sera toujours là pour les personnes de retrouver un peu de « liberté » et de pouvoir s’oxygéner et vivre au milieu de paysages de montagne. C’est à mon sens quelque chose qui va être toujours présent.

La station de ski de la Bresse-Hohneck devait ouvrir le 19 décembre et employer 55 saisonniers.

L’hôtel Les Vallées, un dommage collatéral

L’interdiction d’ouvrir pour les stations entraine évidemment une réaction en chaîne du côté des professionnels du tourisme. Les hôtels sont notamment impactés comme l’hôtel 4 étoiles Les Vallées situé à 10 kilomètres des pistes. Le directeur Hervé Pierrel fait les comptes.

On était sur l’ordre du million d’euros de chiffre d’affaire perdu sur le printemps. On a récupéré 10 à 15% sur la période estivale qui était excellente. Novembre c’est un mois à 200 000€, Noël c’est 400 000€.

L’établissement compte 113 logements, dont la moitié sont des appartements et l’autre moitié des chambres, et surtout un restaurant. Car si l’hôtel peut ouvrir, sans le restaurant l’offre n’est pas la même et ça le directeur de l’établissement en est bien conscient.

Forcément faudra leur apporter des plats au niveau du standing de l’hôtel 4 étoiles on ne peut pas leur faire faire des plats froids tous les soirs. Notamment pour les familles, quand vous êtes une chambre de 4 avec 2 enfants c’est très compliqué de pouvoir faire du roomservice. Quand on est deux, pour une soirée romantique, ou un VRP c’est rigolo une soirée mais 5 ou 6 jours avec les enfants le délire est beaucoup moins fort.

Depuis le début du confinement, Hervé Pierrel a mis en place de la restauration à emporter mais cette offre est loin de compenser la perte engendrée par le confinement.

Ça représente 5 à 10% du chiffre d’affaire. C’est très très peu. J’ai un cuisinier qui travaille une demi-journée par jour au lieu de 6 cuisiniers tous les jours.

Sur les 48 salariés que comptent l’établissement, 90% sont au chômage partiel. Les réservations sont au point mort même pour 2021. Si le directeur espère évidemment pouvoir reprendre une activité normale il aimerait tout de même un minimum d’anticipation de la part du gouvernement.

Ce qui est le plus agaçant c’est qu’on nous prenne comme des commerces lambda et qu’on nous ferme et qu’on nous ouvre sous 24h chaque fois sans prendre en compte toute la complexité de notre métier, de produits frais, de filières. Si on nous dit du jour au lendemain, « ouvrez », il faut retrouver des produits frais puis les stocker. Il faut le marchand de pigeons, le marchand de cochons ait des porcs à abattre pour pouvoir nous fournir. Ne serait-ce que les œufs. Si tous les restaurants de France ouvrent en même temps il y aura une pénurie d’œufs sur le marché.

Si les chiffres de l’épidémie continuent de baisser, le président Emmanuel Macron, devrait autoriser l’ouverture des restaurants le 20 janvier.

 

 

Camille Bazin

| jeudi 26 novembre 2020 à 13:40 - Mise à jour à 13:48

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