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Nina Kanto, le retour de la ''Lionne''

Nina Kanto, le retour de la ''Lionne''

Crédit photo : Metz Handball

Cinq ans après avoir mis un terme à sa carrière de joueuse, l’ancienne capitaine emblématique de Metz handball est de retour en tant qu’entraîneuse des U17 France.

Pour vous dire quand j’étais joueuse je n’avais jamais envisagé être entraîneuse. C’est quelque chose que je m’étais presque complètement interdit de faire. C’est vrai que je l’ai découvert dans un autre club et le retour au club de Metz Handball me semble naturel, comme si c’était le moyen de se remettre sur les rails de quelque chose que l’on avait commencé.

Pour Nina Kanto, ce quelque chose avait commencé il y a presque 20 ans. A 18 ans alors, elle arrivait de Noisy-le-Grand pour rejoindre Metz Handball. 11 titres de championne de France, huit coupes de la ligue, deux coupes de France suivirent. 

En mai 2016, Nina Kanto remportait son dernier titre au niveau national, pour marquer la fin de sa belle carrière messine. Cinq ans après la revoilà de retour, sur le banc, en tant qu’entraîneuse des U17 du club. Un projet ambitieux pour la maman de 37 ans :

Le club veut mettre en place un projet dans lequel la joueuse et la formation vont occuper une place centrale donc ça m’intéressait énormément. Le fait de revenir à Metz handball, d’être sur une catégorie jeune, c’est aussi pour moi une opportunité de transmettre cet ADN de Metz Handball, de pouvoir participer à ce projet mis en place, de transmettre des valeurs et de partager ma passion car à travers elles, je vais me revoir à leur âge.

Se revoir à un âge ou la native de Yaoundé était déjà si proche du plus haut niveau et de l’Equipe de France. C’est en 2002 que Nina Kanto connaissait sa première sélection en Bleue. 214 matches disputés, une finale au mondial 2011, deux participations aux Jeux Olympiques à Londres et Pékin. Nina a de l’expérience, et elle souhaite la partager.

Une première expérience à Montigny-lès-Metz

D’ailleurs, cela a déjà commencé depuis maintenant quatre ans. Après Metz Handball, c’est à Montigny-lès-Metz qu’elle fait ses premiers pas d’entraîneuse, en amateur.

Ce qui a été compliqué pour moi, ça a été plus d’entraîner des joueuses qui étaient dans des trajectoires différentes. Entre des jeunes qui avaient encore très envie d’apprendre et des adultes qui avaient une vie de famille et donc des contraintes différentes. Quand on sort du milieu professionnel et que tout le monde arrive avec le même objectif et la même situation, là se retrouver parfois avec quatre, cinq filles au lieu des 14,  de devoir parfois composer comme ça, ce n'était pas toujours évident mais c’était une expérience super enrichissante.

Avec Montigny-lès-Metz, elle parviendra à remonter de Pré-Nationale vers la Nationale 3. Et elle a autant appris que fait apprendre :

Quand on vient du milieu pro il y a des choses en terme d’apprentissage et de formation qui nous semblent être le b.a-ba, qui ne le sont pas forcément pour les gens qui sont passés exclusivement par le milieu amateur. Donc déjà il y a une forme de remise en question. Et il y a une recherche de trouver un vocabulaire adapté. Ensuite il y a quelque de très intéressant et c’est ce que j’ai voulu faire, c’est permettre à des amatrices de vivre un peu ce que peuvent vivre les pros. Donc les entraînements avaient beaucoup de similitudes avec ce que moi j’ai pu faire quand je jouais à Metz Handball et c’est ce qui a permis de créer une dynamique super intéressante.

Forte de cette première expérience, Nina Kanto revient désormais aux sources. Avec toujours un regard très proche sur les performances messines durant cette saison 2020-2021, marquée par une finale prochaine contre Brest en championnat (19 et 23 mai). Mais aussi par des éliminations en Ligue des champions (quart de finale) et en Coupe de France (demi-finale) par ces mêmes Bretonnes.

C’est une saison qui est tellement particulière avec le contexte sanitaire. Metz handball sans son public, est ce que c’est vraiment Metz Handball ? C’est la question que je me pose. Dans les moments difficiles on a toujours pu compter sur nos supporters, notre public, l’ambiance. Les joueuses qui viennent d’arriver à Metz handball elles ne l’ont même pas connue, elles ne connaissent pas cette ambiance, cette atmosphère, cette culture de la gagne. Cette proximité avec les gens autour de nous. Et ce sont peut-être des choses qui ont manqué pour ajouter ce supplément d’âme que l’on a toujours eu et qui nous a permis de retourner des situations qui étaient à notre désavantage.

Et l'ancienne pivot sait que Brest fait figure de principal adversaire cette saison  :

Brest cette année est beaucoup plus costaud que Metz mentalement. Elles ont aussi une page à écrire. L’année prochaine, il y a beaucoup de joueuses qui partent. C’est leur dernière possibilité de marquer les esprits. Donc, en dehors du fait qu’elles ne puissent plus jouer devant leur public, elles ont cette chose-là à laquelle se raccrocher. Et quand on fait du sport, on a toujours besoin d’avoir un point d’ancrage ou une histoire forte à écrire. Donc je pense que ce sera une très belle finale. Et comme on dit, une finale ne se joue pas, elle se gagne.

Et elle est bien placée pour le savoir. Après tout, Nina en a remporté 11.


« Quand on peut vivre sa grossesse en toute sérénité, ça vous enlève beaucoup de stress ».

En mars 2021, le handball devenait le premier sport professionnel à signer une convention collective. Cette convention a pour but de garantir les droits des joueuses. Parmi eux, l’instauration d’un congé maternité avec le maintien pendant un an de leur salaire.

Devenue maman en 2010, alors qu’elle menait sa carrière de joueuse aussi bien à Metz qu’en équipe de France, Nina Kanto n’a pas caché sa satisfaction en évoquant le sujet :

Ah ben j’aurais voulu avoir 10 ans de moins ! clairement c’est une grosse avancée. J’ai vécu la grossesse pendant la carrière, dans un contexte ou ce n’était pas forcément idéal. Et encore j’ai de la chance car Metz Handball m’avait fait un contrat de deux ans dont une année maternité et ça c’était exceptionnel ! C’est vraiment une avancée. Je ne vais pas critiquer en disant, on est en 2021 et ça n’arrive que maintenant. Non il faut prendre les choses. Il faut reconnaître quand on avance. On a été précurseurs dans beaucoup de choses au niveau du sport. Je suis vraiment fière d’appartenir à une fédération qui met des choses en place pour permettre aux femmes de vivre pleinement leur carrière. Croyez-moi, ce n’est peut-être rien pour certaines personnes. Mais quand on peut vivre sa grossesse en toute sérénité, en sachant que derrière on aura un emploi, ça vous enlève beaucoup de stress. Et ça vous permet de vous préparer de la meilleure des façons et d’être une femme accomplie. Parce que, pourquoi choisir ?  

Laurie Veyrier

| dimanche 9 mai 2021 à 08:24 - Mise à jour à 10:11

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