Sarrebourg : les métiers de bouche ont-ils encore un avenir ?


par Cédric Kempf
mardi 28 septembre 2021 à 05:06

Sarrebourg : les métiers de bouche ont-ils encore un avenir ?

En tout cas, les restaurateurs sont en souffrance depuis plusieurs mois. À Sarrebourg, on cherche à valoriser l'unité de formation par l'apprentissage. .

Son N°1 - Sarrebourg : les métiers de bouche ont-ils encore un avenir ?

Aujourd’hui, l’inquiétude est grandissante dans les établissements. C’est le cas à l’Auberge du Stock à Langatte pour Luc Kremer, membre de l’association des restaurateurs de Sarrebourg.

Nous comptons à peu près 25 restaurants et on est, tous les restaurateurs, en manque de personnel. Sur le secteur, il y a plus de 110 postes vacants.

Le chef Philippe Jego, qui reprend le Soldat de l’An II à Phalsbourg, a une idée sur la question de ce manque de personnel.

Pourquoi nous n'avons plus de personnel en salle ? Moi si je travaillais en salle et qu'on me claquait les doigts pour m'appeler, je n'apprécierais pas. Alors déjà ça commence peut-être par le comportement de nos clients.

Favoriser l'apprentissage et la créativité

Pour redonner goût aux métiers de bouche, le député Fabien Di Filippo voit simple en commençant par l’apprentissage.

Rassurer les parents sur le parcours éducatif et donner des rêves en leur montrant les belles réussites professionnelles que peuvent générer ces métiers de bouche. Ca peut nous permettre de sortir des ornières je pense.

Mais il y a aussi la diversité du métier pour Arnaud Bour enseignant en gestion culinaire à l’UFA de Sarrebourg.

Oui avec les créations, la découverte aussi avec les saveurs du monde, les cuisines de différents continents. C'est cette créativité qui les intéresse.

Frédéric a 21 ans et vient de Brouderdorff. Il est en 2ème année de brevet professionnel et ne compte pas lâcher.

Non, parce que j'aime bien le challenge de ce métier, ça veut dire qu'il faut toujours pousser vers l'avant. C'est toujours dur, sur les prestations, les mariages par exemple, on finit très tard, on ne dort pas beaucoup mais avec la passion ça passe tout seul.

Pour cette rentrée, l’UFA compte 212 apprentis contre 170 l’an dernier. Une filière qui apporte des avantages selon le directeur Francis Vignola.

L'avantage c'est qu'un jeune peut démarrer avec un CAP, terminer avec Bac Professionnel voire aller vers un BTS. On a pas mal de jeunes qui réussissent, on avait Christelle Brua qui était en CAP ici et qui est aujourd'hui meilleure pâtissière du monde.

Selon Fabien Di Filippo, il manquerait en France 9000 bouchers mais aussi boulangers. Avec un marché de l’emploi fluide, 170 000 postes seraient également à pourvoir dans la restauration.


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